Télévision

L'animateur de France 2 n'entend pas s'excuser et en remet même une couche


PARIS France 2 a présenté hier ses excuses après avoir reçu un courrier des autorités japonaises. Celles-ci n'ont pas du tout apprécié la blague de Laurent Ruquier dans l'émission "On n'est pas couché", diffusée samedi dernier sur la chaine publique.

L'animateur avait comparé un photomontage montrant le gardien de football du Japon avec 4 bras, à la catastrophe de Fukushima. "C'est vraiment inapproprié. Nous avons envoyé une lettre de protestation officielle à France 2. Ce montage a heurté les personnes affectées par le désastre", avait indiqué le secrétaire général du cabinet du premier ministre japonais.

Les excuses de la chaine française, c'est une chose. De son côté Laurent Ruquier estime qu'il n'a heurté personne et ne compte pas s'excuser. Dans son émission "On va s'gêner" sur Europe 1, le journaliste a tenu à réagir sur cette polémique qu'il juge "insensée". "Jamais je n'ai vu ça. Il n'y a pas d'excuses à faire quand il n'y a pas lieu d'être. C'est vraiment une tempête... j'allais dire un tsunami dans un verre d'eau !" a affirmé l'animateur. "Et puis quand bien même, c'est quand même pas au Japon de décider ce qu'il va se passer sur les télévisions françaises ! C'est quand même insensé !" L'animateur préfère même rire de sa phrase "choc": "Ce qui me fait plaisir, c'est qu'il paraît que j'ai dépassé la popularité de Mireille Mathieu au Japon !"

Cette "nouvelle popularité", mais surtout cette polémique, Laurent Ruquier estime qu'il la doit à quelques citoyens de notre plat pays. "Personne samedi soir n'a été choqué, c'est passé comme une lettre à la Poste. Il a fallu 3 ou 4 supporters belges - parce que c'est parti de là. Ce gardien de but japonais est gardien de but en Belgique, ce que j'ignorais totalement. Donc, il a fallu quelques supporters belges sur les réseaux sociaux qui n'étaient pas contents qu'on se moque de leur gardien de but", a affirmé l'animateur. Facile de reporter la faute sur les voisins... C'est pas moi, c'est lui en somme!

© La Dernière Heure 2012