Télévision

Agathe Lecaron quitte la Belgique pour la France, mais pas totalement RTL...

BRUXELLES Elle avait déjà embarqué à bord de sa voiture, mercredi soir, direction Paris, quand nous l'avons contactée. Heureuse, excitée, Agathe Lecaron avait rendez-vous, hier matin, au sein de RTL France, pour les "présentations officielles", à ses nouveaux collègues de la radio RTL 2. En quelques semaines, tout s'est accéléré pour la présentatrice radio et télé de RTL-TVi. Après avoir signé en France pour animer La matinale sur la station musicale ultra-connue, il lui a fallu se trouver un appart'à Paris ("et là, je dis mille fois merci à mon père, c'est lui qui l'a déniché !") et, surtout, faire ses adieux à ses amis et collègues belges. Pas le plus facile...

Vendredi dernier, vous avez fondu en larmes sur l'antenne de Bel RTL, pour votre dernière émission. L'émotion était vraiment trop forte ?

"Oui. C'est la première fois que je pleure à l'antenne. Même mes fous rires, je les contrôle. Mais c'était hyperémouvant de quitter Bel RTL. Ce jour-là, j'ai un peu relâché toute la pression accumulée. Et puis, je pleurnichais tout le temps depuis 2 jours parce que je devais quitter les gens..."

Il y a quelque temps, vous racontiez n'être pas aussi à l'aise en radio qu'en télé. Et c'est la radio qui vous fait quitter la Belgique...

"Oui ! J'ai beaucoup appris au sein de Bel RTL pendant cinq ans. Je n'arrive certainement pas en France avec mes gros sabots. C'est humilité.fr ! Et puis, je ne serai pas l'animatrice de La matinale, je serai une chroniqueuse présente pendant toute l'émission (à partir du 25 août). Pour moi, RTL 2, c'est un rêve de gosse. Je me souviens je passais devant et je disais à mon père que j'y travaillerais un jour. Je n'en reviens pas ! Des mecs comme Christophe Nicolas (l'animateur de La matinale) me fascinent."

Vous resterez néanmoins présente en télé sur RTL ?

"Oui, c'est difficile mais on essaie de faire concorder nos agendas avec Yves Mattagne pour pouvoir enregistrer de nouveaux numéros de 1.000 secondes. Et puis, il y a d'autres projets, de vraies propositions télé aussi en France, mais je ne peux pas encore en parler."

Pour vous, qui êtes Française, c'est un retour aux sources presque...

"J'ai quitté la France pour des raisons qui m'appartiennent. Maintenant, je me sens à la fois comme une étrangère à Paris tout en étant familière de la ville, j'y ai mes repères."

Que quittez-vous en Belgique avec le plus de mal ?

"Les gens ! Mes meilleurs amis, mon filleul (le fils de Bérénice, NdlR)... Mais je reviendrai les week-ends."

Mais vous allez retrouver à Paris votre copine Virginie Efira...

"Comme elle le dit tout le temps, c'est merveilleux ! Elle avait envie que je la rejoigne. Un peu égoïstement (rires), elle m'a beaucoup aidée."



© La Dernière Heure 2008