Télévision Olivier Maroy, le présentateur de Mise au point , a annoncé son passage au MR pour les élections. Il n'est ni le premier ni le dernier parmi les stars de la télé à franchir le pas. Plusieurs ont déjà été approchées. Petit tour d'horizon:


François de Brigode, journaliste et présentateur du 19h30 (RTBF): 

“Oui, on m’a proposé de figurer sur une liste électorale à deux reprises, il y a vingt ans, à l’époque où je présentais Mise au point . Il s’agit de deux partis différents, ce qui veut dire à quel point j’étais neutre lorsque je présentais l’émission. J’ai répondu par un non catégorique. Je suis journaliste dans l’âme et dans le sang. Jamais je ne pourrais me lancer en politique. Et ceux qui le font ne devraient jamais revenir. Une fois qu’on a franchi le pas, c’est incompatible avec le métier de journaliste”.


Jean-Louis Lahaye, animateur sur La Une et sur Vivacité. 

“Oui, j’ai déjà été approché, on m’a déjà fait des propositions politiques, que j’ai toujours déclinées. Je ne citerai pas le parti, parce que je pense avoir un devoir de réserve, mais j’ai toujours dit non. Être un attrape-voix, très peu pour moi… Je n’ai jamais été pistonné dans ma vie, je ne dois pas grand-chose à grand monde et c’est très bien comme ça : ça me permet de garder ma liberté de penser.”


Nathalie Maleux, journaliste et présentatrice du 13h (RTBF): 

“Je ne vous dirai pas si l’un ou l’autre parti m’a déjà abordée car cela ne doit pas interférer avec ma fonction actuelle. Par prudence, je ne dis pas que je ne ferai jamais de politique car l’engagement local dans un village peut me sembler intéressant. Mais ce sont deux métiers antinomiques à mon sens. Ce genre d’engagement empêche l’esprit critique et analytique dont un journaliste doit faire preuve”.


Ophélie Fontana, journaliste et présentatrice du 15 minutes (RTBF) : 

“Si on m’a déjà proposé une place sur une liste ? Joker ! Je peux vous assurer que cela ne me tente absolument pas, surtout pour des raisons d’éthique et de déontologie. Si je devais changer de métier, je préférerais vendre des gaufres ou des frites dans un pays étranger que me lancer en politique. C’est un milieu que je connais un peu et qui est très dur. Il y a beaucoup de coups bas.”


David Jeanmotte, relookeur et chroniqueur en télé et en radio : “On ne m’a jamais proposé de faire de la politique même si j’affiche clairement que je suis socialiste comme de tradition dans le Borinage. J’ai d’ailleurs obtenu des stages et du boulot grâce à Elio Di Rupo à l’époque. Je pourrais apporter de bonnes choses, mais cela demanderait un investissement permanent car je ne me lancerais pas à la légère. Faire la potiche pour ramasser des voix ne m’intéresse pas”.


Hakima Darhmouch, journaliste et présentatrice du 19h (RTL) : 

“Je n’ai pas été approchée, cette fois-ci”, a affirmé la journaliste, en ce moment à l’étranger, par le biais du service de presse de RTL-TVI. Celle qui a déjà travaillé pour le MR et se serait vu proposer une place sur les listes et même un portefeuille, il y a quelques années (propositions qu’elle avait déclinées) n’aurait donc pas reçu de sollicitations pour les élections à venir. Elle a de toute façon prouvé par le passé qu’à ses yeux, c’est le journalisme avant tout…


Stéphane Pauwels, animateur et commentateur sportif : 

“J’ai été approché à plusieurs reprises par un parti que je ne citerai pas. J’ai systématiquement refusé. Je suis fils d’échevin, j’ai donc pu constater le rythme de vie que la politique demande. Cela ne m’intéresse pas. Et puis, je suis un sportif, moi. Je ne me vois pas faire un métier qui n’est pas le mien. Chacun son domaine. Il ne faut jamais dire jamais. Mais cette fois, je le dis quand même : je ne compte pas m’engager en politique”.


Caroline Fontenoy, journaliste et présentatrice du week-end (RTL): 

“Je n’ai jamais été approchée de manière directe par un parti politique. À l’heure actuelle, je n’ai de toute façon pas envie de passer de l’autre côté de la barrière. Cela dit, je ne ferme aucune porte, il ne faut jamais dire jamais. Mais, pour le moment, je préfère ma position d’intervieweuse. Je n’ai pas envie de devenir l’interviewée”.


Georges Huercano-Hidalgo, journaliste et présentateur de On refait le monde (RTL): 

“Je n’ai jamais été approché directement. Cela dit, lors de discussions personnelles avec des gens que j’apprécie personnellement et qui font partie du monde politique, le sujet a été abordé. Cela n’a jamais été plus loin. Je ne me vois pas basculer dans la politique, même si c’est un monde qui me fascine. J’estime que la politique est un métier à part entière. Je ne vois pas pourquoi je prendrais la place de quelqu’un qui a ramé, juste parce que je suis une tête connue. Et puis, le danger est qu’on ne soit qu’un gadget électoral”.


Ils n'ont pas voulu répondre...

Dominique Demoulin ( Controverse , RTL-TVI) : "Je souhaite bonne chance à Olivier. Mais je n’ai pas envie de répondre à ce genre de question".

Sébastien Nollevaux (On n’est pas des pigeons, RTBF) : "Je me tiens loin de la politique et je préfère même ne pas en parler".

Armelle (Ma Terre, RTBF) : "Je ne suis pas dans cette mouvance-là, je préfère ne pas aborder le sujet".