Télévision

Après que le CSA a ouvert, en novembre dernier, une instruction concernant le sujet de C’est vous qui le dites ! mettant en évidence la mort d’un jeune scout dans un accident de la route, l’équipe de l’émission a , à nouveau, dû faire face à la polémique, vendredi dernier, à la suite d’un débat concernant le viol. Benjamin Maréchal a, en effet, fait jaser la toile et les politiciens (Jean-Claude Marcourt, le ministre des Médias en Fédération Wallonie-Bruxelles, et Isabelle Simonis, la ministre des Droits des Femmes en Fédération Wallonie-Bruxelles, ont interpellé la RTBF) en reprenant les propos, à savoir "On peut jouir du viol", que l’ex-actrice porno Brigitte Lahaie avait récemment tenus sur BFMTV.

Un sujet qui a, comme tous les autres, été choisi par le comité de rédaction de l'émission. "On s’est rendu compte que beaucoup de gens pensaient que l’équipe de C’est vous qui le dites ! faisait ce qu’elle voulait dans l’émission. En fait, depuis le début du programme, les trois sujets du jour sont envoyés par e-mail à la hiérarchie dès 7h30", explique Benjamin Maréchal. Beaucoup de gens ne connaissent pas ce mode de validation, de contrôle qui existe. Et je souligne encore qu’il n’a pas été mis en place en cours de route après une polémique ou autre."

De son côté, Eric Gilson renforce les propos de Benjamin Maréchal en parlant de "vrai cadrage" : "Les gens pensent qu’une émission de libre antenne est une émission dans laquelle n’importe qui peut entrer et faire ce qu’il veut. Ce n’est pas du tout le cas. Il y a, par exemple, une sélection des appels avant que Benjamin Maréchal n’arrive à l’antenne et un recadrage permanent à l’antenne lorsque l’auditeur tient des propos qui ne sont pas acceptables. Tout cela est surveillé avec beaucoup de rigueur."

Benjamin Maréchal sur la sellette ?

Contrairement à ce que certains pensent, l’éviction de Benjamin Maréchal de VivaCité "n’a jamais été à l’ordre du jour", souligne Eric Gilson. "L’émission en dix ans n’a jamais été condamnée à quoi que ce soit. Il n’y a jamais eu de faute grave commise. Si on revient deux secondes sur l’émission de vendredi dernier, on se rend compte qu’elle était irréprochable et pertinente. Certains ont mis des mots dans la bouche de Benjamin Maréchal, alors qu’il ne les avait pas prononcés. C’est malheureusement la loi des réseaux sociaux. Ça part parfois de rien, d’une erreur ou d’une mauvaise interprétation."