Télévision Le refus de maternité traité dans un téléfilm franco-belge hors format

BRUXELLES Lumineuse. Telle est Macha (Marie Bunel). La quarantaine active, elle concrétise à peine ses rêves professionnels, à savoir le lancement d'une ligne d'accessoires de mode. Et elle est passionnément amoureuse d'un prof de fac d'origine brésilienne, qu'elle a rencontré un an plus tôt, Eduardo (Patrick Catalifo). Ou l'ex-tombeur d'étudiantes qui s'est recyclé en compagnon idéal.

Avec sa mère Anne-Marie (Francine Bergé), c'est la guerre froide perpétuelle. Avare de tendresse et d'attention, celle-ci n'hésite pas à lui rappeler régulièrement qu'elle n'a pas été désirée. Que si la technique de l'avortement avait été plus avancée, à l'époque, elle l'aurait pratiquée... Avec sa grand-mère Hortense (Tsilla Chelton), par contre, c'est la complicité à demi-mot. Leurs appartements sont voisins. Leurs regards sur la vie aussi.

Seulement voilà, sa relation se consolidant avec Eduardo, Macha va peu à peu étouffer sous la pression de la société et de son entourage... Or, d'enfant, elle ne veut point. Pour ne pas reproduire l'erreur de sa génitrice. Au risque de tout casser, à nouveau.

Un thème peu habituel et hors du formatage télévisuel que celui développé par Le choix de Macha (ce soir à 20 h 15 sur La Une), en prélude à L'écran témoin. Cette coproduction RTBF, France 2, Expand et AT fut tournée dans notre pays au printemps dernier, sous la direction de Marianne Lamour. Laquelle a offert à notre compatriote Stéphane De Groodt un rôle loin d'être anecdotique. Dans cette fresque sensible, il incarne tout en sobriété le meilleur ami de Macha, Fanfan.

A l'arrivée, sur le petit écran, cela donne un joli moment de télévision, servi par une distribution de grande qualité. Un regret, toutefois, le téléfilm semble souffrir du manque de temps inhérent à la réalisation de ce type d'oeuvre. Et pas mal de scènes se succèdent de manière trop superficielle.

© La Dernière Heure 2002