Télévision Anne Franck, rédactrice en chef de L’amour est dans le pré, nous explique les méthodes de recrutement.

Étienne, Pol, Bernard, Tanguy, Daniel, Herman, Olivier, Dany, Benoît et Manu. Dix agriculteurs ont misé sur L’amour est dans le pré pour trouver leur moitié. Cette année encore, les profils de ces candidats ont été finement étudiés. On retrouve, par exemple, deux frères ou encore un Flamand. Deux premières dans l’histoire de l’émission.

Sur base de quels critères ces derniers sont-ils cependant sélectionnés ? Contactée par nos soins, Anne Franck, rédactrice en chef de L’amour est dans le pré, nous donne davantage d’informations à ce sujet.

" Au-delà du fait d’être majeur, le premier critère, c’est, évidemment, que l’agriculteur soit un vrai célibataire. Ensuite, il faut qu’il ait vraiment envie de construire une relation sincère dans le temps. C’est comme ça qu’on les présente et c’est pour cela que les dames leur écrivent. Il faut également veiller à ce que chaque tranche d’âge, région et activité soient représentées. Enfin, il faut aussi qu’ils puissent plaire et qu’ils soient physiquement différents. Il doit y avoir le moins de concurrence possible entre eux. "

Cette année, il n’y a pas de femme agricultrice dans le casting. Pourquoi ?

"Parce que peu d’agricultrices sont célibataires ! Celles qui restent sont souvent veuves ou divorcées. Elles sont souvent mères d’adolescents qui suivent des cours pour suivre le chemin de leur maman et qui n’ont pas forcément envie de la voir participer à ce genre d’émission."

Avant de sélectionner dix agriculteurs, vous en voyez combien ?

"Une bonne trentaine. On les a d’abord longuement au téléphone, puis on les rencontre. Certains ont envoyé leur candidature, d’autres ont été vendus par un ami ou l’ami d’un ami qui a participé à l’émission. C’est au moment de la rencontre que l’on voit vraiment si l’agriculteur est prêt à chercher l’amour. Certains ne sont plus très sûrs. Bernard, candidat de cette saison, par exemple, nous avait contactés à la saison 2 mais n’était pas sûr d’être prêt."

Est-ce qu’il vous arrive de regarder ce qui se fait dans la version française ?

"Lors de la première saison, on a regardé pour voir comment on allait adapter l’émission. On a aussi la possibilité de discuter avec les producteurs de l’émission qui est diffusée partout dans le monde. Mais, d’une manière générale, chaque format est adapté en fonction du territoire. Notre particularité à nous, c’est qu’au final, il n’y a plus un agriculteur qui ne connaît pas quelqu’un qui connaît un agriculteur qui a participé à l’émission. En France, qui est un plus grand pays, c’est plus difficile."

Qu’est ce qui fait encore la force de cette émission après neuf saisons ?

"Cette émission est davantage un docu-réalité qu’une téléréalité. Le côté sincère des participants fait beaucoup dans le succès de l’émission aussi. Pour le moment, on ne parle pas de dixième saison, mais on espère que ça se fera en tout cas"

"Je ne lui demanderai jamais de tout quitter pour moi"

Après avoir minutieusement sélectionné les lettres de leurs prétendantes, les agriculteurs de L’amour est dans le pré se sont frottés à l’exercice du speed dating. Cela a d’ailleurs porté ses fruits du côté de Bernard, originaire de Manhay, dans les Ardennes luxembourgeoises. Le quinquagénaire, divorcé et père de deux enfants, est tombé sous le charme d’Isabelle : " J’ai eu un coup de cœur ", nous dit-il.

Il faut dire qu’Isabelle entre dans ses critères féminins. " Ce que je regarde, avant tout, c’est la gentillesse. J’ai envie de refaire ma vie mais sans me crêper le chignon. J’aimerais trouver une femme qui serait également une amie. Mais, une chose sûre, je ne l’obligerai pas à travailler avec moi. Je ne lui demanderai d’ailleurs jamais de tout quitter pour moi ", explique celui qui est catégorique sur un point : " Je ne suis pas fait pour vivre tout seul."

Le courant entre l’agriculteur et sa prétendante est passé assez facilement. Pas étonnant quand on sait qu’ils sont tous deux très bavards. " Je suis peut-être un peu timide mais j’aime bien discuter. J’ai le contact facile. C’est comme quand je vais récolter le lait de ferme en ferme. Je passe mon temps à parler avec les fermiers."

Enfin prêt

Célibataire depuis neuf ans, Bernard avait déjà tenté de participer à L’amour est dans le pré mais sans succès. " Je m’étais déjà inscrit pour la deuxième saison. Je n’avais pas été repris et j’en étais bien content. Ça ne faisait que deux ans que j’étais séparé, donc je n’étais pas prêt à entamer une nouvelle relation. Je n’avais pas fait mon deuil. Cette année, la production m’a recontacté pour savoir si j’étais toujours célibataire et je me suis lancé dans l’aventure. "

La magie entre Bernard et Isabelle continuera-t-elle d’opérer une fois à l’intérieur de la ferme ? Les prochains épisodes nous le diront.