Télévision Par ses manœuvres d’intimidation envers les candidates au concours de beauté qui s’expriment, le Comité National abuserait-il de ses droits ?

Pendant que notre Miss Belgique 2017 s’emmêlent les pinceaux dans ses excuses -suite à son émoticone en forme d’excrément ("Ce n’est pas un caca, c’est un cornet de glace au chocolat" se défend Romanie Schotte, "les médias wallons tentent de me saboter")- et que Unia -le Centre interfédéral pour l’égalité des chances- ouvre un dossier pour racisme "bête et méchant" (elle risque donc de perdre sa couronne), des finalistes à Miss Belgique vivent maintenant dans la peur suite aux menaces du Comité si elles divulgent des informations sur l’organisation interne de l’événement.


En effet, au lendemain de l’élection, les langues se délient. De nombreuses finalistes -qui ne veulent pas être citées par peur de ne pas pouvoir payer des amendes et autres frais d’avocats- ont reçu "des messages de Monsieur D’hooge, l’époux de Madame Devos, menaçant d’une lettre d’avocat celles qui ont le malheur de s’exprimer, même sans injures, au lendemain du concours."

Une pression apparemment déjà effectuée par ce directeur des ventes et marketing du Comité National lors des élections provinciales (cfr. captures d’écran ci-dessous). "Lors de ma recherche de sponsors vidéos et flyers à partir de 495€, une pression est mise à ce propos sur chaque candidate par SMS par Monsieur D’hooghe, poursuit cette candidate au concours de beauté. Les cinq filles ayant donné le plus d’argent pour la Charité au Comité Miss Belgique -pour certaines dans des enveloppes en cash- ont toutes les cinq été reprises en tant que finalistes!"

De nouvelles révélations accablantes

"Les filles sont vraiment terrorisées, elles s’inquiètent parce que l’époux de Darline leur envoie des menaces d’avocats si elles parlent à la presse..., nous révèle-t-on. J’ai envie de m’exprimer car il faut être au courant de ses pratiques douteuses et pas très légales. Dans le contrat d’une miss, il est stipulé que tenir des propos négatifs est passible d’une amende de 12 500 euros. Une clause abusive car s’exprimer librement sur un concours est un droit fondamental!"

Quant à la toute première sélection de 220 candidates par le Comité Miss Belgique en milieu d’année, cette ex-miss émet aussi un doute sur une véritable sélection. "Parmi ces filles, on pouvait trouver des profils assez atypiques. Bizarrement, la totalité des filles qui se présentaient à la prétendue sélection ont été sélectionnées." Et évoque aussi le paiement obligatoire d’une caution (une autre clause de leur contrat) "de 100 € non justifiée et surtout non encore récupérée par un nombre incalculable des 220 candidates ! Alors que cette caution aurait dû être retournée par l’organisation de la société évènementielle luxembourgeoise PLG depuis mi-septembre, c’est-à-dire au plus tard deux semaines après l’élection provinciale." En somme, si ces accusations sont vraies, le calcul est simple (100€ x 220): près de 22 000 euros dans la nature ou dans la poche du Comité.

"C’est alarmant! Je suis en possession des mails qui prouvent que PLG et le Comité Miss Belgique se renvoyaient la balle et personnellement, au vu de mon insistance, j’ai récupéré ma caution un mois plus tard depuis le compte bancaire de Madame Devos. J’ai dû envoyer six mails avant de la récupérer, soit trois semaines après les délais indiqués dans le contrat. Eux-mêmes ne respectent pas les termes de leur contrat au niveau des délais de remboursement alors pourquoi on ne s’exprimerait pas?"

Cette candidate, malgré la crainte de représailles, le fait "car cette élection m’a fait rire du début à la fin. Je ne comprends pas pourquoi les flamandes dépensent autant d’argent alors que ce titre n’est pas très honorifique finalment."


La lettre ouverte d’un sponsor mécontent, envoyée aux organisateurs de la sélection Wallonie de Miss Belgique 2017



Pourquoi a-t-on supprimé le test de culture générale cette année ?

Le moment crucial - et souvent drôle - d’une finale télévisée de Miss Belgique réside dans son fameux quiz de culture générale qui réserve souvent ses perles. Comme, par exemple, l’année dernière où une finaliste avait répondu que la capitale de la Flandre était… "Paul Magnette !"

Une bourde miss-tique qui n’aura pas eu lieu samedi dernier vu que ce test a tout bonnement été annulé - ou du moins modifié via un choix à faire sur quatre photos et que la miss devait alors parler durant 20 secondes - et dont voici la raison. "Un test écrit sur la Belgique a été réalisé à l’étape juste avant la sélection des 30 finalistes, apprend-on d’une ancienne candidate qui préfère rester anonyme. La plupart d’entre elles ont obtenu la glorieuse note de 1/20 ou 2/20. Un test qui n’a visiblement pas eu grand impact puisque les filles qui ont obtenu les meilleures notes n’ont pas été reprises en tant que finalistes, sans doute jugées trop intelligentes voire pas assez influençables et malléables par le Comité." CQFD ?

Notons que, préalablement au quiz, les candidates avaient pourtant reçu un dossier à étudier reprenant toutes les réponses aux questions reprises dans ce fameux test.

La mise au point de la société PLG: "Miss Belgique nous a causé pas mal de choses négatives"