Télévision Terry Gilliam perd son procès devant la cour d’appel de Paris. La sortie de son film en Belgique reste programmée le 25 juillet

Le retour de la malédiction. Cela résonne comme le titre d’un mauvais film d’horreur, mais pour Terry Gilliam, il ne s’agit nullement d’une fiction. Depuis le Festival de Cannes, qu’il a clos, il pensait avoir définitivement décollé l’étiquette de film maudit de l’œuvre dont il rêve depuis 30 ans, L’homme qui tua Don Quichotte. Lourde erreur.

Tel le héros de Cervantes face aux moulins à vent, devant la cour d’appel de Paris, il a de nouveau perdu le combat. Le tribunal estime que le contrat avec le producteur Paulo Branco n’a pas été résilié. En conséquence, celui-ci récupère les droits sur le film, ainsi que 10.000 € de la part du cinéaste pour couvrir les frais engagés.

Paulo Branco s’est montré satisfait, tout en exprimant des réserves dans un communiqué à l’AFP : "On veut défendre les intérêts de ma société qui a déjà trop souffert dans ce processus. Malheureusement, il y a déjà eu exploitation du film en salles d’une façon tout à fait erronée. C’est un gâchis absolu, un désastre industriel (110.000 entrées seulement dans l’Hexagone, NldR) ." Il étudierait actuellement les dommages à réclamer aux autres producteurs du film.

Sauf rebondissement de dernière minute, la projection en ouverture du BRIFF, ce mercredi 20 juin, est maintenue. Tout comme la sortie belge, le 25 juillet prochain.

Terry Gilliam, pour sa part, n’a pas réagi officiellement. Mais d’après Le Monde, il va se pourvoir en cassation. L’histoire n’est donc pas encore achevée. Ce film reste maudit jusqu’au bout…