Fabienne Carat de Plus belle la vie : "Il y a toujours eu un clown en moi"

Aurelie Parisi Publié le - Mis à jour le

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Télévision Fabienne Carat, actrice vedette de Plus belle la vie , nous parle de son one-woman show et de son premier long-métrage.

C’est la crise chez les Boher. Le couple phare de Plus belle la vie , Jean-Paul et Samia, traverse une période délicate suite à l’infidélité inattendue de cette dernière avec le compagnon de sa meilleure amie. Une intrigue à laquelle le public ne s’attendait pas… " E n tant qu’acteur, c’est perturbant car on connaît notre personnage et on est surpris de le voir faire une telle chose. Mais ça fait partie d’une intrigue qui met en avant deux faits de société importants : la séparation d’un couple pourtant très amoureux et la séparation de parents d’enfant. Pour marquer les esprits, il fallait prendre les Boher car c’est un des couples de la série qui est présumé incassable", nous explique Fabienne Carat qui, tournages terminés, ôte son costume de Samia Nassri le temps de monter sur scène avec son premier one-woman show, L’amour est dans le prêt. Une nouvelle aventure qui a commencé vendredi dernier à Paris (et pendant trois mois) et qui se poursuivra notamment à Lille (à 1 h 30 de Bruxelles en voiture), les 17 et 18 novembre prochains. Pour la Belgique, il faudra attendre encore un peu. " Peut-être en 2018 …", nous murmure-t-elle à l’oreille.

Comment ce one-woman show est-il né ?

"Je voulais me lancer un nouveau défi, me mettre en danger. Être seule sur scène me procure une sensation très jouissive et différente que devant une caméra ou sur le plateau de Danse avec les stars . On est seul face au public, on doit donc tout donner en faisant rire et en tentant de faire passer un message. Je ne vous cache pas qu’au début, ça fait peur d’être seule sur scène, mais il faut se lancer !"

Quelle a été votre source d’inspiration pour écrire ce spectacle ?

"Ma vie, celle de mes proches, de ceux que je croise. L’amour est dans le prêt parle des coulisses de la vie, du parcours d’une femme. Cela va de la recherche de l’amour au mariage en passant par la rencontre avec le notaire ou le banquier. J’y parle aussi de mon expérience dans Danse avec les stars ."

Quand avez-vous compris que vous aviez un don pour faire rire ?

(rires) "Je l’ai compris très tard ! Mes proches me disaient : T’es vachement drôle mais tu ne le sais pas. Il y a toujours eu un clown en moi. Je pense qu’on fait rire quand on se sent bien et aimé. En vieillissant, je me sens de mieux en mieux dans ma peau, je suis épanouie. Donc, je me lâche !"

Retrouvez-vous beaucoup de fans de Plus belle la vie dans votre public ?

"Oui ! Les gens viennent voir parce qu’ils sont curieux. Ils découvrent une autre Fabienne. Il faut dire que dans le milieu humoristique, je suis encore un bébé."

Avez-vous d’autres projets ?

"J’ai été sollicitée par quelques productions fictions ou pour des pièces de théâtre. J’écris un long métrage, sorte de comédie sociétale qui n’a rien à voir avec mon spectacle. Mais je ne peux rien vous dire de plus pour le moment…"

Qu’est-ce qui fait que depuis quelques années, les acteurs de Plus belle la vie sont davantage sollicités par les producteurs ?

"Il y a beaucoup de professionnels qui se sont rendu compte que les techniciens et les acteurs de Plus belle la vie étaient un peu comme des machines de guerre. C’est une très belle école. On tourne très vite et le résultat est là. La mentalité américaine arrive un peu à nous. On devient des acteurs bankables."

À Bruxelles pour applaudir Bernard Yerlès

Fabienne Carat s’est rendue, ce mardi soir, au Théâtre des Galeries pour faire une surprise à l’acteur belge.

C’est une Fabienne Carat incognito qui s’est rendue, ce mardi soir, au Théâtre des Galeries de Bruxelles pour voir Bernard Yerlès, son ex-camarade dans le téléfilm Le Secret de l’abbaye , sur scène dans Nos femmes , célèbre pièce d’Éric Assous. "J’ai très hâte de revoir Bernard. J’y vais avec beaucoup de plaisir. Quand il était venu me voir à Cannes, je lui avais dit que j’allais essayer de venir le voir, mais sans certitude. Je suis actuellement à Paris avec le spectacle, c’était donc l’occasion de lui faire la surprise en venant le voir à Bruxelles; même si ce n’est pas la porte à côté ", nous explique Fabienne Carat qui se rappelle de sa toute première rencontre avec l’acteur belge. " On s’était rencontré, il y a environ quinze ans, lorsqu’il tournait Tout pour plaire avec Judith Godrèche. Moi, je commençais à peine à faire ce métier, j’étais encore à l’école de théâtre. Plus tard, lors du tournage du Secret de l’abbaye , on s’était rappelé de cette très belle rencontre. "

Le courant est tellement bien passé entre les deux vedettes du petit écran que leur retour en duo à l’écran ne serait pas exclu. " On aimerait beaucoup retravailler ensemble, d’autant plus que Le Secret de l’abbaye a suscité énormément d’intérêt de la part des téléspectateurs. Les audiences en sont la preuve. Je croise donc les doigts pour que ça se fasse. Les producteurs ont l’air partants, donc on croise les doigts pour se retrouver à l’écran. "

Aurelie Parisi