Télévision Fabrice Brouwers (RTL) vise le podium aux 25H

FRANCORCHAMPS L'animateur de Si c'était vous n'aurait jamais cru que ce soit lui. Qu'il aurait un jour cette chance, grâce à la télé mais aussi à une heureuse rencontre avec son pote Pierre-Yves Rosoux lors des Francofolies 2003, de réaliser son rêve: piloter une voiture de course: «Depuis que je suis tout petit, je suis mordu de sport automobile,» confie le conjoint... sur RTL-TVi de l'ex-Miss Belgique Sandrine Corman pour présenter une émission humoristique cartonnant surtout grâce aux caméras cachées de ce fou-furieux de François L'Embrouille. «J'ai habité toute ma jeunesse à Verviers et quand j'étais ado mes parents me conduisaient tôt le matin à Francorchamps avec mon sac à dos. J'ai assisté à des dizaines de courses, les 1000 km, les 24H, mais aussi les Spa Euro Race où je me souviens avoir vu débuter Rubens Barrichello. J'étais fan et parmi mes idoles il y avait un certain Marc Duez.»

L'Ardennais volant, qui pour sa première en VW Fun Cup a accepté de partager ce week-end lors des 25H le volant de la 46, l'Ultra Team des leaders du championnat de Belgique avec Pierrot Rosoux, Benoît De Keyser, Franz Dubois (au four et au moulin) et... Fabrice Brouwers: «C'est incroyable. A 32 ans, je vis réellement mon rêve de gosse. J'ai toujours voulu piloter, mais n'étant pas issu d'une famille riche, sans le bon carnet d'adresses, j'ai d'abord dû penser à gagner de l'argent avant d'en dépenser. Hormis deux ou trois expériences en karting Indoor, je n'avais jamais enfilé de casque ni de combinaison avant l'automne 2003 où l'on m'a gentiment proposé, via mon coach et désormais ami Pierre-Yves (au point d'unir leurs noms... sur le site internet www.brouwers-rosoux.be), de participer aux 24H 2CV.»

De là, tout s'est enchaîné très vite grâce au soutien des dirigeants de PRC Group trouvant, comme nous, que son image jeune, sympa, branchée et populaire correspondait bien à l'esprit de la Fun Cup. «J'en serai déjà à mon 13 e départ ce samedi,» poursuit ce papa de deux jeunes garçons (Thibault et Florentin), préparant pour la rentrée sur les ondes de Bel-RTL une nouvelle émission hebdomadaire de 2h30 sur l'automobile, sa passion. «Sans trop d'ennuis, s'il fait sec, je pense que l'on peut viser une place dans le Top 3. J'ai récemment remporté ma première manche du championnat de Belgique, début mai à Magny-Cours, preuve que j'évolue plutôt pas mal dans cette discipline. Par rapport à l'an dernier où je me payais une figure par course, je ne sors plus tout, en évoluant pas trop loin des chronos de mon illustre équipier. Le top serait maintenant de monter sur mon premier podium à Franco. J'y ai tellement vu, avec mes yeux d'enfants, les pieds mouillés et les oreilles encore bourdonnantes, grimper de vrais pilotes que le bonheur de me retrouver à leur place serait immense.»

«J'ai promis à ma femme de ne jamais faire de F 1!»

Et au-delà de la VW Fun Cup, Fabrice (qui n'est pas de Nice) envisage-t-il réellement une carrière sur quatre roues? «Non, cela restera toujours du loisir. Une fois par mois, pas plus! Car mes activités professionnelles me prennent pas mal de temps. J'ai promis à mon épouse de ne jamais faire de F 1 en dehors des quatre tours effectués dans le cadre de l'émission Moteurs sur la piste école de Laurent Redon. Et même si Pierrot insiste, je refuse de me lancer en rallye car je trouve cela trop dangereux. Je préfère les bacs à sable aux arbres... Non, plus sérieusement, après une première expérience positive aux 12H avec le Roadster, j'aimerais essayer de passer en Tourisme, dans le cadre du BTCS, avec une petite 2 Litres, pourquoi pas une Clio ? Et puis le bouquet bien sûr ce serait un jour de pouvoir participer aux 24 Heures de Francorchamps.»

Pour cette année, ce sera encore en tant qu'animateur (télé et radio) du Grand défi des 24H. «Et j'en suis très heureux. C'est génial de pouvoir concilier son métier et sa passion.»

A qui le dites vous...

© La Dernière Heure 2005