Télévision Jour(s) de fête(s), RTL-TVi, 20 h 15

BRUXELLES La Saint-Nicolas est encore loin et le 24 décembre encore plus. Et pourtant, Fabrice Brouwers a décidé de se prendre pour le Père Noël. À l’instar de Patrick Sabatier dans les années 80 ou plus récemment d’Arthur avec Rêves d’un jour, l’animateur de RTL va venir frapper à la porte de quidams pour leur réserver les surprises de leur vie ! Même si, comme il le dit lui-même, le but n’est pas juste d’apporter des cadeaux, mais de vraiment transformer la vie des gens.

L’émission débute par une lettre, écrite par Charlotte, une jeune fille de 17 ans. L’idée, c’est qu’à chaque numéro, quelqu’un écrive à RTL pour exaucer non pas ses propres rêves, mais les rêves de ses proches ou de ses amis. Dans ce cas-ci, Charlotte écrit au nom de sa sœur qui veut devenir mannequin. Ni une, ni deux, Fabrice Brouwers organise un faux casting. La jeune fille n’y voit que du feu. On pourrait croire que son rêve est réalisé. Que nenni.

Quelques jours plus tard, alors qu’elle est dans un restaurant, notre top model en herbe découvre qu’on est en train de coller une affiche géante de l’autre côté de la route. Et sur l’affiche : c’est elle ! À ce stade, on n’en est pourtant qu’au premier tiers de l’émission. Le reste va aller crescendo...

“L’idée de Jour(s) de fête(s)est née un soir lors d’une discussion avec un ami qui est traiteur”, explique Fabrice Brouwers, qui produit également l’émission. “Il se définit lui-même comme un metteur en fêtes. Il m’a dit que ça vaudrait la peine d’un jour filmer son boulot : il arrive le matin chez les gens et le soir il a transformé leur jardin pour qu’on puisse y accueillir 200 personnes. À partir de là, j’ai développé l’idée. On retrouvera bien sûr dans l’émission une grande réception surprise. Mais ça ne représente que 10 minutes sur près d’une heure !”

Voilà donc Fabrice Brouwers reconvertit en metteur en fêtes. Si l’émission joue avant tout sur les bons sentiments et la corde sensible des téléspectateurs, elle garde quand même un côté Surprise sur prise, avec ses caméras cachées et les complices dans tous les coins.

“Pour que la personne qu’on veut surprendre ne soit au courant de rien, c’est très compliqué. On devient presque parano ! Par exemple, pour la première émission, on réserve l’ultime surprise à Charlotte, qui nous a écrit la lettre. Pour cela, on avait besoin de mettre sa maman dans le secret. Mais, dans le même temps, on voulait aussi faire une surprise à la maman, ce qui nécessitait la complicité de Charlotte, mais aussi de son frère. On avait peur qu’il y ait des fuites. Un seul coup de fil pouvait tout fiche en l’air !”

Reste maintenant à voir l’accueil que le public réservera à l’émission. En cas de succès (fort probable, ce type de formule ayant déjà fait ses preuves par le passé), 5 à 6 émissions seront prévues par an. Les téléspectateurs peuvent d’ailleurs déjà écrire à jdf@rtl.be s’ils veulent qu’on réalise les rêves de leurs proches. Charlotte, en tout cas, ne regrette pas d’avoir envoyé un courrier.

“Comme je vais quitter la maison pour suivre des études d’ingénieur commercial à Bruxelles, j’avais envie de faire plaisir avant mon départ à ma sœur et à ma maman”, explique la jeune fille. Plusieurs mois après le tournage, qui s’est déroulé en début d’année, elle estime que l’émission “a permis d’encore plus resserrer les liens au sein de la famille”. Sur ce plan, Jour(s) de fête(s) est déjà une réussite...