Télévision

C’est Michael Dufour, comédien et ex-chauffeur de salle pour émissions TV, qui animera le Juste prix version belge

BRUXELLES Qui sera le nouveau Lagaf belge ? Depuis qu’on a appris que RTL allait diffuser à la rentrée une version belge du Juste Prix , les spéculations allaient bon train. Le suspense est fini. Il s’agira de Michael Dufour. Qui ? Mais oui, l’auteur et interprète du fameux spectacle Faites l’amour avec un Belge ! À 38 ans, il devient animateur. Mais il connaît bien l’univers de la télé, pour avoir été durant 10 ans chauffeur de salle sur les plus grosses émissions et aussi avoir fait de l’antenne dans J’en ris encore ou Ça alors . Nous l’avons interviewé hier depuis le Festival d’Avignon, où il se trouve.

Comment avez-vous été choisi ?

“C’est RTL qui m’a appelé au mois de juin. J’ai été à la fois surpris et ravi. Quand ils m’ont dit que c’était pour animer le Juste Prix, j’ai compris pourquoi ils m’avaient contacté. Faire le pitre, c’est tout moi !”

Vous avez été 10 ans dans l’ombre comme chauffeur de salle. C’est votre revanche ?

“Je ne suis pas revanchard. Même si les téléspectateurs ne me voyaient pas, j’étais en contact direct avec le public sur le plateau et celui-ci me réservait toujours un accueil chaleureux. Je ne me suis jamais senti dans l’ombre. J’avais plus de contact avec les spectateurs que l’animateur. Et puis, c’est cette expérience de chauffeur de salle qui fait qu’ils ont pensé à moi. Ils savaient que j’ai du répondant et que je peux faire rire.”

Le Juste Prix, c’est votre tasse de thé ?

“Totalement ! C’est un jeu où on peut se lâcher. C’est drôle, il y a du public. On n’est pas coincé dans une chaise sans pouvoir bouger. Moi, j’ai besoin de m’exprimer.”

Vous serez plutôt tendance Philippe Risoli ou dans la mouvance de Lagaf ?

“Ni l’un, ni l’autre ! On compare toujours avec la France, mais il y a 40 autres pays qui ont adapté le Juste Prix. Alors, bien sûr, les téléspectateurs belges ont comme référence l’émission française, mais j’ai regardé aussi les autres versions. Ce que je vais essayer, c’est d’apporter ma propre touche, d’être moi-même. De faire de l’humour visuel et des bons jeux de mots. À moi de me construire mon image. Si ça marche aussi bien que lorsque j’étais chauffeur de salle, les gens vont s’amuser.”

Néanmoins, vous n’avez pas peur que les Belges comparent avec l’émission française, ne serait-ce que niveau moyens ?

“C’est la première question que j’ai posée quand on m’a proposé le job. Je leur ai demandé s’ils avaient les moyens de faire ça bien. Alors, évidemment, on ne peut pas comparer avec un pays de 65 millions d’habitants. Mais, comme le jeu va être produit également en Flandre, les budgets sont en partie partagés. Donc, le décor sera vraiment bien. Et la vitrine permettra de gagner jusqu’à 50.000 euros, ce qui est beaucoup pour une émission belge. On ne va pas faire gagner des GSM ou des bons pour aller chez Quick !”

Combien il y aura d’émissions ? On parle d’une version hebdomadaire…

“Là, on va en enregistrer 13 à la fin juillet. Puis on verra. La diffusion est prévue à l’automne.”

Et vous continuez la scène ?

“Oui, bien sûr. Je suis actuellement au Festival d’Avignon, mais je me ferai remplacer durant la semaine de tournage. Pour le reste, ça me permettra de continuer à jouer. Je vais poursuivre F aites l’amour avec un Belge. Je vais notamment le jouer à Paris dès octobre. C’est aussi en me voyant dedans que les gens de RTL ont pensé à moi. Et si l’émission marche bien, ça boostera certainement le spectacle également…”



© La Dernière Heure 2010