Télévision Parti favori, Franckelie Laloum se fait finalement éliminer de Top Chef.

Près de dix mille kilomètres séparent Paris de Tokyo. Ce n’est toutefois pas ce qui a empêché Franckelie Laloum de quitter la métropole japonaise, où il est sous-chef exécutif dans le restaurant du Ritz Carlton Hotel, pour participer à Top Chef . Classé parmi les favoris dès le démarrage de la saison, le candidat dégringole lors du troisième épisode, notamment face à l’illustre Marc Veyrat. Il est prié de remettre son tablier…

"Je suis un peu déçu parce que je pense réellement que j’aurais pu aller plus loin. Je ne m’attendais pas à sortir si tôt. J’ai peut-être été un peu trop sûr de moi après avoir réussi les précédentes épreuves haut la main", explique Franckelie Laloum qui, à 37 ans, est le doyen de cette neuvième saison. Un détail qui a peut-être fait la différence, selon lui. "J’ai peut-être été un peu trop borné à vouloir travailler les produits que je connaissais. Je n’ai pas vraiment pris de risques. Je suis resté dans ma zone de confort pour présenter des plats dont j’étais sûr du résultat. Pour le plat 100 % végétarien, j’ai été le seul candidat à présenter ma préparation dans une assiette classique. Ça a été mon erreur. Si j’ai été éliminé, c’est totalement de ma faute. J’aurais dû sortir de ma bulle."

À 37 ans et avec les vingt années de carrière qui vous précèdent, acceptez-vous facilement les critiques des chefs ?

"C’est dur d’écouter les conseils parce que j’ai roulé ma bosse et j’ai déjà eu l’occasion de gérer des chefs. Au restaurant, on a l’habitude de critiquer mutuellement nos plats entre collègues, mais on a aussi plus de temps pour mettre au point notre plat."

Quel était votre objectif en participant à Top Chef ?

"J’y suis allé car c’est un concours prestigieux où il y a de bons chefs. Ça m’a également permis de revenir voir ce qu’il se passait en France, pays d’où je viens et que j’ai quitté il y a sept ans pour partir vivre en Asie."

Cette expérience ne vous a pas donné envie de revenir vous installer en France ?

"J’y réfléchis, oui. Au mois de mars, le restaurant pour lequel je travaille rouvre alors qu’il était en rénovation depuis deux mois. J’ai promis que j’allais être présent pour la réouverture. Après, on verra vers quoi la vie me mènera. Mes années en Turquie, en Chine et au Japon m’ont permis de découvrir différentes cultures de l’alimentation tout à fait exceptionnelles. À terme, mon objectif serait d’avoir mon propre restaurant contemporain et basé sur l’environnement où les gens viendraient passer un bon moment autour de la table."