Télévision Ce lundi soir, François De Brigode a annoncé en direct l'accident de train qui s'est produit à Morlanwelz.


C'est en fin de JT, ce lundi soir, que François De Brigode a annoncé, en direct, l'accident de train qui a couté la vie à deux ouvriers et fait sept blessés à Morlanwelz. "L'info vient de tomber. Elle pourrait être très grave", lance le présentateur du 19.30 de La Une avant de passer la parole à Thomas Deschamps, journaliste qui était présent sur les lieux pour un sujet - la réparation de la voie après le premier incident - diffusé en début de journal."J'ai tout de suite senti qu'il se passait quelque chose de grave. Quand on occupe une fonction aussi importante, il faut pouvoir faire preuve de tact. On sentait qu'il y avait des morts mais il fallait rester dans la retenue. On ne veut pas faire du scoop pour du scoop. Il ne faut pas tomber dans le sensationnalisme" , explique François De Brigode qui est  "sensible à ce genre d'événements". "Comme je dis toujours, un accident de travail n'est pas un simple fait divers." 

 

"Certains ont vu leurs collègues mourir devant leurs yeux"


Contacté par nos soins, Thomas Deschamps nous explique explique comment il a vécu le drame: "On venait de finir notre direct. Les ouvriers nous avaient éclairé le chemin avec leur lampe de poche et nous étions en train de ranger notre matériel. Puis, un train est passé à grande vitesse dans le noir complet. On a d'abord entendu les cris d'une alarme et ensuite des cris de douleur. On a compris ce qu'il se passait. On est d'abord retourné sur les lieux sans caméra, en questionnant les personnes autour de nous. On nous a ensuite demandé de quitter les lieux. Certains venaient de voir leurs collègues mourir devant leurs yeux. Les secours sont arrivés assez rapidement. On a alors appelé l'édition du JT pour leur en parler. Après accord de l'édition, on a repris l'antenne", explique le journaliste qui ajoute: "Il a fallu être très réactif et très concentré parce que la situation était grave."