Télévision

Sapin, table de fêtes et un top chef (Jean-Philippe Watteyne), Stéphane Pauwels a réservé aux personnalités qui ont fait les beaux jours (et les belles audiences) des Orages de la vie une jolie soirée. Geneviève de Fontenay, Sandra Kim, Patricia Lefranc, Jean-Denis Lejeune, Jean-Pierre Coffe, Claude Barzotti et Frédéric François se sont retrouvés au coin du feu pour rouvrir, ensemble, leur livre de souvenirs. Quelques invités surprises ont même pris part à cette veillée de Noël, pour le plus grand plaisir des artistes… Et Frédéric François, idole intergénérationnelle, n’y échappera pas.

Lui dont les chansons se transmettent de grands-mères en petites-filles et qui ne détient pas, nous dit-il, la formule du succès. "Au départ, j’avais un rêve, je voulais devenir chanteur. Mon père le voulait. Mais on ne savait pas comment faire, comment s’y prendre. Comment, quand on habite en face d’un charbonnage, devient-on une vedette ? Quelle est cette personne qui va miser sur nous, nous ouvrir les portes ? On ne savait pas… Un jour, à la fin des années 60, une voiture décapotable s’est arrêtée près de chez nous. Un impresario en est sorti et a dit à mon père qu’il avait entendu parler de moi, qu’il voulait que j’enregistre des chansons. La machine s’est enclenchée. Mais je ne savais pas comment on écrivait un succès."

Vous aviez fait la première émission des Orages de la vie. Vous aviez accepté tout de suite. Pourquoi ?

"J’ai fait la 1ere émission des Orages de la vie, un peu comme une thérapie. En retournant dans la maison où j’ai vécu avec mes parents, je savais que ça allait réveiller en moi ce qui n’est plus. Je l’ai fait et ça m’a fait du bien. C’est une façon de me rassurer. L’émotion est forte, bien sûr, on peut craquer. Mais c’est une émotion positive."

Comme cette femme Rosanna, disquaire, que vous aviez retrouvée par le biais de l’émission et qui avait été un élément déclencheur pour vous, il y a des dizaines d’années…

"C’est une fée ! Si j’existe aujourd’hui, c’est parce qu’elle a réveillé en moi quelque chose de terrible ! Les années disco, à l’époque, nous avaient évincés. Comme toute la génération des années 70 qui avait marqué la Belgique et la France. Cette fille apparaît, entre 1979 et 1982, pendant une période de battement pour moi, une période où je prenais le temps de faire une thérapie dans ma tête,... J’avais sombré dans une maladie (atteint moralement, il est victime de crises de spasmophilie, NdlR) et voilà que cette fille, Rosana, qui travaillait chez un disquaire, sort du magasin et vient me dire : C’est bien ce que vous faites. Vous devez chanter cette chanson.’ J’ai donc acheté le disque allemand dont elle me parlait. Une chanson magnifique ! Je l’ai enregistrée (Adios Amor). Elle coïncidait avec la création des radios libres en France. Les gens demandaient tel ou tel disque. Et voilà que le mien devient un gros succès ! Grâce à cette dame, ce jour-là, j’ai pu refaire des succès dans les années 80. Je l’ai retrouvée dans l’émission, mais elle était restée dans mon cœur, dans ma tête. C’est extraordinaire ! Vous voyez à quoi ça tient le succès : à un moment…"

Amor latino, le nouvel album de Frédéric François chez Sony.