Télévision Gabriel, dernier candidat belge de Koh-Lanta, regardera le premier épisode de la saison avec Sandro, le Belge de cette année.

"Encore aujourd’hui, on me reconnaît dans la rue et ça me fait plaisir. Au travail, on m’appelle d’ailleurs Koh-Lanta !" (rires), nous confie Gabriel, ancien candidat belge de Koh-Lanta qui avait réussi à surmonter les différentes épreuves de l’aventure jusqu’à se retrouver sur les fameux poteaux. "Si un jour, on me propose de refaire Koh-Lanta et que j’arrive à aller jusqu’à l’épreuve des poteaux, je vous jure que personne ne me fera tomber des poteaux cette fois-ci ! Je serai prêt !", confie le Namurois de 41 ans déterminé.

Entre Belges…

Avant de penser à la prochaine aventure - peut-être Le retour des héros -, Gabriel, qui n’était pas un fan de Koh-lanta à la base, compte bien suivre avec attention la nouvelle saison qui démarre ce vendredi. Surtout car la Belgique sera encore bien représentée, cette fois-ci par Sandro, jeune Bruxellois de 31 ans. "On a pris contact via les réseaux sociaux et on devrait normalement regarder le premier numéro de la saison ensemble", explique l’inspecteur de police à Brussels South Airport qui, après avoir jeté un coup d’œil aux candidats de cette saison, en est venu à cette conclusion : "Il y a de très forts caractères cette année. Ca va être corsé !" Il ne veut cependant pas en savoir plus : "Je parle beaucoup avec les candidats de cette saison mais je ne veux rien savoir. Je veux savourer l’aventure au gré des épisodes. Je ne veux pas être de ceux qui vomissent la saison de Koh-Lanta sur les réseaux sociaux pour casser l’effet de surprise."

L’ancien candidat se pose toutefois beaucoup de questions, notamment au sujet des trois équipes : "Il y aura 18 candidats donc deux en moins que les saisons précédentes. C’est curieux. Une équipe sur trois gagnera le confort mais qu’en sera-t-il des deux autres ? Qui va aller jusqu’au conseil ?" Tant de questions auxquelles Gabriel pourra répondre une fois installé dans son fauteuil en face de son téléviseur. Il sait déjà qu’il aura la gorge nouée : "Depuis mon passage dans Koh-Lanta, je regarde le programme en sachant que j’ai vraiment vécu tout ça. Je sais ce que les candidats vivent, j’ai été à leur place. Je sais que, contrairement à ce que certains pensent, c’est une aventure vraiment très difficile", confie l’ancien candidat pour qui l’aventure a été plus que bénéfique. "Elle m’a apporté énormément de choses. Elle m’a permis de me réconcilier avec mon père, de m’ouvrir et de vaincre ma timidité."

Un avenir en télévision ? Pourquoi pas…

Son passage dans Koh-Lanta lui a également permis de se faire remarquer par des producteurs de séries. En effet, peu après sa participation au programme de TF1, Gabriel a fait une apparition dans E-legal, série produite et bientôt diffusée par la RTBF. Une expérience sur le petit écran qu’il aimerait renouveler si l’occasion se présente. Pour le moment, le quadragénaire n’a toutefois pas de projet télévisuel sur le feu mais reste ouvert à toutes les propositions, notamment dans le domaine de la publicité. Aventurier dans l’âme, il aimerait également devenir candidat dans Fort Boyard ou Pékin Express.

Corinne Vaillant, chef de projet Koh-Lanta, lève le voile sur la préparation de l’émission d’aventure de TF1

Derrière l’émission à succès, qui a vu le jour il y a plus de 15 ans, se trouve deux femmes de pouvoir : Alexia Laroche-Joubert, nouvelle directrice de production de Koh-Lanta, et Corinne Vaillant, chef de projet depuis 2006. "Mon rôle est de chapeauter l’ensemble du projet, de repérer les lieux de tournage, de m’occuper du casting, de lancer de nouvelles idées et même d’aider Denis Brogniart en lui parlant dans l’oreillette", nous explique cette dernière qui s’occupe de l’émission de A à Z. Elle nous dévoile d’ailleurs quelques secrets de production :

"8.000 Belges ont posé leur candidature"

© tf1

Quelles sont les spécificités de cette saison ?

"Nous essayons d’avoir une nouveauté par saison afin de surprendre les candidats et les téléspectateurs. La saison dernière, c’était l’île au collier et cette saison, ce sera les trois équipes. Cette nouveauté change complètement la façon dont les candidats vont vivre l’aventure. Ils seront moins nombreux par tribu et donc plus exposés à une élimination potentielle. Désormais, leur objectif premier ne sera plus de gagner mais plutôt de ne pas perdre."

Comment les jeux voient-ils le jour ?

"Outre les jeux adaptés de versions différentes de l’émission, Yann LeGac (aussi interprète du Père Fouras dans Fort Boyard ) invente des jeux propres à notre Koh-Lanta . C’est, par exemple, lui qui a inventé l’épreuve des poteaux. Il faut cependant énormément de temps avant que le jeu ne soit mis sur pied. Cela peut parfois prendre des saisons. Une fois réalisé et installé, une équipe de testeurs, qui se compose de locaux ou de touristes (garçons et filles pour que ce soit accessible à tout le monde), vient tester les épreuves. On dose, de la sorte, le niveau de difficulté et voit si le jeu est faisable ou pas."

Au fur et à mesure des années, les candidats sont-ils davantage préparés à l’aventure ?

"Oui, en quelque sorte. Mais ce n’est pas facile de se préparer à ce genre d’expérience. Il faut déjà s’adapter au climat, qui change en fonction des lieux et donc des saisons. Aussi, certains candidats essayent de se familiariser avec certains produits, comme le Manioc, de chez eux. Mais celui-ci ne ressemble pas à celui qu’on peut trouver sur place."

Y a-t-il des profils types recherchés pour participer à l’émission ?

"Plus les années passent et plus nous avons de candidatures. Il y en a environ 25.000 par an. On ouvre tous les courriers et choisissons ensuite les profils les plus atypiques, ceux qui sortent du lot. On essaye aussi d’avoir de tout, des gens du nord, des gens du sud, des vieux, des jeunes, des étudiants, des retraités, etc. On ne part pas vraiment avec des idées préconçues. Quand on les rencontre lors du casting, on veille à deux choses : que le candidat ait une forte personnalité et qu’il puisse tenir le coup lors de l’aventure. En général, les candidats se surestiment et sous-estiment les épreuves. Il faut savoir que si on juge mal les candidats et qu’on se retrouve avec cinq ou six abandons, le programme tombe à l’eau. C’est notre plus grande frayeur."

Un petit mot sur les candidats Belges…

"Depuis 2008, ils sont de plus en plus nombreux à poser leur candidature. Cette année, nous avons reçu environ 8.000 demandes. Ce sont des candidats très joueurs dans l’âme. Sandro nous le prouvera encore cette saison. Il est impressionnant. Il est très habile et s’en sort pas mal dans les épreuves. Il a aussi un talent de fédérateur."

Denis Brogniart sur le départ ?

"Pas du tout ! Je pense même qu’il serait vexé d’apprendre qu’on voudrait le remplacer. (rires) Denis est l’animateur phare de ce programme. C’est un journaliste qui a un esprit très sportif. Puis, il a un goût prononcé pour l’aventure."