Télévision Pour la 1re fois depuis la polémique, Cyril Hanouna s’est confié à Paris Match.

"Si demain je ne fais plus que 200.000 téléspectateurs, tout le monde me trouvera très sympathique" , déplore le trublion du PAF dans les pages de Paris Match à qui il a accordé une interview exclusive. "C ’était d’ailleurs le cas il y a plusieurs années et je faisais la même chose. Les intérêts industriels en jeu sont tels que toutes les critiques envers l’émission s’apparentent à de la guerre économique. Le gros du public de Touche pas à mon poste ne regarde plus la télévision, il est sur le Net, sur YouTube ou les réseaux sociaux. Chaque soir, nous le ramenons dans le giron télévisuel. Cela donne à tout ce qu’on dit, à tout ce qu’on fait, une puissance incroyable. Nous avons su créer une vraie famille."

En vacances dans sa maison cannoise, Cyril Hanouna a donc accepté de répondre aux questions qui brûlent les lèvres de ses fanzouzes suite à son canular téléphonique homophobe. L’animateur de 42 ans avait reçu 20.000 plaintes du CSA et écopé d’une amende de 3 millions d’euros pour ce énième écart de conduite. "Qu’on me qualifie d’homophobe m’a mis en colère", se défend celui qui ne met "pas à l’antenne un mec parce qu’il est noir, juif, arabe ou gay mais parce qu’il est bon ! Ce canular n’avait pas lieu d’être, je me suis excusé publiquement très vite. C’est du passé".

Selon l’animateur - dont la société de production affiche un chiffre d’affaires de 59 millions d’euros -, il y a eu "une grosse manipulation". Il dénonce un mauvais canular qui visait à attiser des braises afin de le fragiliser lui, son émission, sa société et Vincent Bolloré. "On a fait un joli tir groupé" , dénonce-t-il. Des critiques qui, loin de l’affaiblir, n’ont fait que renforcer sa détermination pour l’année prochaine, peut-on lire.

Le prochain défi de l’animateur qui gagne très bien sa vie - même s’il nuance : "les 250 millions d’euros correspondent à un contrat pour produire des émissions pendant cinq ans, pas mon salaire" - est d’atteindre la barre des 2 millions de téléspectateurs (il est à 1,5). "On va faire monter l’émission en gamme. Il n’y aura pratiquement que des journalistes et une chronique politique." Il dit aussi vouloir créer quelque chose comme les Restos du cœur mais en version logement.