Télévision Haroun se produira en septembre prochain à la deuxième édition du Waterlol.

Derrière ses airs de premier de classe, Haroun cache un humour pince-sans-rire et acide que le public belge pourra enfin découvrir à l’occasion du Festival Waterlol, en septembre prochain. " Je suis déjà venu jouer en Belgique dans le cadre de la tournée des barbeuks. Je devais me rendre chez les gens pour jouer et ils me recevaient avec un barbecue ", se rappelle l’humoriste qui garde un bon souvenir de cette soirée molenbeekoise.

Ce qui l’inspire ? " La société et les travers des humains comme nos hypocrites ", explique le jeune homme qui est persuadé que l’on peut rire de tout. Racisme, politique, écologie, religion ou encore terrorisme. " C’est notre esprit et notre corps qui nous fixent des limites. Le rire, c’est une émotion. C’est l’inverse des pleurs. Est-ce qu’on se demande si on peut pleurer de tout ? Non, jamais parce qu’on ne maîtrise pas nos pleurs. On peut pleurer parce qu’on est triste ou encore parce qu’on est fatigué. Le rire, c’est pareil. Il peut être sarcastique, nerveux, méchant ou encore gentil. Est-ce qu’on doit maîtriser ses émotions ? Je ne pense pas. "

Quand vous êtes-vous lancé dans l’humour ?

"J’ai trouvé l’affinité avec l’humour quand j’ai commencé à écrire. Je suis tellement passionné par l’écriture que j’en oublie le temps qui passe."

Vous ne faites donc pas appel à des auteurs pour écrire vos vannes…

"Non, jamais. Mon style fait que je ne me sentirais pas à l’aise avec des textes écrits par d’autres. J’adore passer mon temps à écrire dans le train quand je suis en tournée. C’est mon petit plaisir à moi. Je suis dans ma bulle, rien ne nous dérange, on peut laisser libre cours à notre imagination."

Vous parlez également de Coluche comme étant l’un de vos modèles…

"Oui, j’ai toujours admiré Coluche. Il parlait de sujets très importants pour la société qui touchaient tout le monde parce qu’il avait une façon magique de les rendre populaires. C’est vraiment ce qui me plaisait dans ses sketchs et ses spectacles."

Suivez-vous certains humoristes belges ?

"Je connais assez bien Guillermo Guiz et j’ai croisé Alex Vizorek à plusieurs reprises. Mais celui avec qui j’ai grandi, c’est Benoît Poelvoorde. C’est un vrai artiste qui dégage quelque chose de fort. Quoi qu’il fasse, il attire l’attention."

Et vous, qu’est-ce qui vous faire rire ?

"Le naturel qui revient au galop. Le fait que notre animalité puisse ressurgir lors d’une situation humaine. J’aime regarder les gens qui se regardent, qui se séduisent. C’est un spectacle génial car on sent qu’il y a quelque chose de très animal qui est en train de se passer entre eux."

Au contraire, qu’est ce qui ne vous fait pas rire du tout ?

"Le fait qu’on essaye de faire rire au dépens de quelqu’un et que cette personne soit en position de faiblesse."

Dans votre spectacle, vous parlez également de harcèlement. Un sujet qui est dans l’air du temps…

"Oui, je surfe sur l’affaire Weinstein en quelque sorte. Je parle de la difficulté pour un homme de se positionner par rapport à ça parce qu’on se sent agressif quoi qu’on fasse."

Vous êtes un ancien danseur professionnel…

"Je me suis arrêté aux prémices du moment où on peut devenir professionnel, mais la danse a longtemps fait partie de ma vie. Je faisais du breakdance et de la danse contemporaine. Ça m’aide aujourd’hui à savoir comment occuper la scène."

En savoir plus :

Haroun sera en spectacle le 14 septembre 2018 au Waterlol. Infos et réservations sur www.ticketmaster.be