Télévision Ils sont censés avoir tous les pouvoirs. Pourtant, parfois, un simple costume leur a pourri la vie. Souvenirs, souvenirs…

LOU FERRIGNO : HULK

"Pour ressembler à Hulk, je devais, vous vous en doutez, passer par le maquillage et la pose de prothèses. Au début c’était marrant. Les pieds, les postiches, les oreilles. Mais au bout d’un certain temps, cela m’exaspérait ! Il m’est même arrivé de m’endormir dans le fauteuil alors que le maquilleur me peinturlurait en vert ! Le make-up demandait trois heures par jour ! La grosse difficulté résidait dans le fait qu’il était très instable. Il fallait qu’il reste à une certaine température pour qu’il ne coule pas ! Le problème, c’est que nous tournions en Californie et souvent en extérieur. Il suffisait que le soleil tape un peu plus fort et je commençais à suer à grosses gouttes. Du coup, le make-up ne résistait pas. On peut même dire qu’il foutait le camp. Pour éviter ce genre de problème, on trouva donc la solution. Je devais immédiatement retourner dans ma caravane et mettre l’air conditionné à fond. Et c’est un Hulk généralement avec une crève carabinée qui regagnait quelques heures plus tard le plateau !"

Halle Berry : Catwoman

"C’est clair que le costume en cuir noir de Catwoman , a fait couler beaucoup d’encre et fait saliver beaucoup d’hommes. Il était aussi beaucoup plus confortable que celui que je porte dans les X-Men ! Je fais référence à Storm ! En haut, vous aviez le soutien-gorge rattaché par une sangle au ceinturon de mon pantalon. Le pantalon était très moulant avec de nombreuses lacérations. Je portais aussi des bottines à talons hauts - moi qui d’ordinaire ne porte que des baskets. J’ai mis un certain temps à m’y habituer. Ah oui, j’oubliai, j’avais de longs gants - en cuir également - avec d’impressionnantes griffes serties de diamants. Idéales pour se gratter le nez ! Bref, après ce film, je me suis fait traiter de sadomaso. On a dit aussi qu’il faisait pute…"

"Moi, je vais vous faire un aveu, ce costume n’était qu’un accessoire. Le plus important, c’est la manière dont vous bougez. C’est elle qui détermine votre degré de sensualité ! Ce qui est sûr, c’est que lorsque vous êtes vêtue ainsi, vous vous sentez hyper à l’aise avec votre sexualité."

"Catwoman, c’était un peu une métaphore de la femme du XXI e siècle. Elle s’assume. Elle ne doute plus de rien. Elle veut avoir le contrôle de sa vie. De son destin. Maintenant, je ne suis pas convaincue que si demain une telle nénette existait, on la prendrait au sérieux. Les filles en cuir traîneront toujours derrière elle un wagon de clichés ! J’en parle en connaissance de cause. Lorsque j’enfile une jupe en peau, les regards changent et bizarrement se font plus obliques !" (rires)

CHARLIZE THERON : AEON FLUX

"Lorsqu’on m’a proposé le rôle, j’ai dû avouer à la prod que je ne savais pas qui était cette fille. Du coup quand j’ai vu le dessin animé, j’ai commencé à flipper un max. Aeon était en effet plutôt bien dotée que moi au niveau de la poitrine. Je l’admets, je manque franchement de relief à ce niveau-là ! Heureusement, les costume-designers ont des trucs pour donner l’illusion que vous pourriez allaiter la terre entière ! (rires). Dans la panoplie de l’héroïne, ils avaient placé des petits coussinets aux endroits qui avaient cruellement besoin d’être rembourrés (rires). La grosse différence entre le cartoon et le film, c’est aussi que dans le cartoon, Aeon ne combattait pas en G-String ? Vous avez déjà essayé d’exécuter un mawashi avec un G-String ? Bonjour la vision ! (rires). Bien sûr, c’est possible, mais dans ce cas-là, vous risquez de vous faire censurer. Le studio en était conscient et comme il tablait plutôt sur un public familial, il a donc préféré ne pas s’attarder sur ce détail vestimentaire. Cela étant, je trouvais mon costume bien plus provocant qu’un triangle de tissu dans les fesses. La première fois que j’ai enfilé ma panoplie de Aeon Flux, j’ai cru que j’allais tourner dans une production fétichiste !"

BEN AFFLECK : DAREDEVIL

"Tout le monde se souvient de Daredevil. Un film majeur dans lequel j’avais une combi rouge et des cheveux rouges ! (rires). Mark Steven Johnson, le réalisateur, voulait donner au film un petit côté manga, cette bande dessinée japonaise, un genre dans lequel les personnages ont des cheveux très colorés. J’avais donc dû me faire teindre la tignasse en rouge. Du coup, je ressemblais à Ronald McDonald le nez de clown en moins ! Le film terminé, je me revois courir chez un coiffeur recouvrer ma couleur naturelle !"

HENRY CAVILL : SUPERMAN

"Mon costume a évolué depuis ma dernière super-prestation dans la peau du super-héros : on l’a équipé d’une braguette car j’en pouvais plus de passer ma vie devant les chiottes à essayer de retirer ma panoplie de Superman ! On a frôlé des incidents humides, un nombre incalculable de fois ! Ce n’était plus possible ! (rires) On m’a un peu élargi le costume aussi car mon entraîneur Michael Blevens m’a fait prendre encore plus de volume musculaire. Avec Ben (Affleck) alias Batman, nous n’avons pas voulu faire de concours de biceps ou de pompes ! De toute manière les scènes topless, nous ne les avons pas tournées ensemble. Notre entraînement ne se faisait pas non plus au même endroit. Maintenant, on sentait bien qu’il y avait une forme de rivalité, de compétitions entre nous sur le set. Elle était palpable. Elle était surtout voulue parce que ces deux personnages ne peuvent définitivement pas se sentir dans cette histoire et nous voulions Ben et moi que ça suinte à chaque image ! Personnellement, je trouve très excitant l’idée de développer tout l’univers de la DC comics !"

ROBERT DOWNEY JR : IRON MAN

"Dans le premier Iron Man, je me sentais vraiment claustrophobe. La préparation était laborieuse. Il y avait tellement de pièces de l’armure à clipper, à emboîter, à visser que nous y passions un temps fou. Combien de fois je me suis dit : Comment je vais faire si j’ai une soudaine envie d’aller aux toilettes ? Je risque de rencontrer quelques problèmes, si je dois passer des heures à tout déboutiquer ! Pour la seconde mouture, nous avons donc trouvé des systèmes de clipages plus performants et moins fastidieux. Le casque est aussi beaucoup opérationnel. Dans la première version, il y avait deux fentes qui n’étaient pas placées devant mes yeux. Du coup, je me mangeais la caméra ! Tu parles d’un super-héros. Je marchais quasiment à tâtons et les bras tendus !"