Télévision Olivier Maroy, qui est marié à Véronique Barbier, reprend les commandes de Mise au point ce dimanche

BRUXELLES Mise au point change de visage! C'est ce dimanche qu'Olivier Maroy prend la place de Thierry De Bock aux commandes du débat de la RTBF. Une nouvelle étape pour ce journaliste de 40 ans.

Quel est votre parcours à la RTBF?
«En fait, il est assez atypique, puisqu'avant d'être journaliste, j'ai débuté comme animateur radio. J'ai notamment travaillé aux côtés d'Adrien Joveneau sur Les Belges du bout du monde . Mais je faisais déjà du reportage. J'avais un côté Tintin reporter. Et lorsque la RTBF a organisé un examen de journalistes en 95, j'ai décidé de tenter ma chance. Directement, je me suis alors orienté vers la politique wallonne, tant en radio qu'en télé. En 2001, je suis alors devenu secrétaire de rédaction à la RTBF Namur. Ces dernières années, j'ai présenté occasionnellement Régions Soirs ou, plus récemment, Le Bus des Régions. J'ai aussi assuré la présentation des résultats depuis Namur lors des élections.»

C'est vous qui avez postulé pour présenter Mise au point?
«Pas du tout. Lorsque Thierry De Bock a été nommé chef de la cellule société du JT et que la question de sa succession s'est posée, c'est la nouvelle hiérarchie qui m'a contacté. Visiblement, j'avais été repéré lors de la soirée électorale de 99. Et comme j'aime vraiment la politique...»

Doit-on s'attendre d'emblée à des changements dans l'émission?
«Dans l'immédiat, non. Il ne reste que quatre numéros de Mise au point avant l'été. Ce serait prétentieux de tout chambouler d'un seul coup. Par contre, pour la rentrée de septembre, on doit s'attendre à des modifications. Il s'agit d'une des émissions les plus anciennes de la RTBF et il est temps d'opérer un changement plus en profondeur. Maintenant, il est trop tôt pour dire s'il s'agira d'une simple évolution ou d'une révolution. Mon souci est que, tout en restant un espace de débat, l'émission ne tourne pas à une discussion de spécialistes enfermés dans leur tour d'ivoire. Je tiens à ce que les préoccupations du grand public soient abordées et qu'on entende les gens.»

Certains trouvent que vous ressemblez à Thierry De Bock...
«C'est vrai qu'on a un peu le même look. Mais moi, je ne joue pas au golf! Thierry a, en tout cas, beaucoup rajeuni Mise au point. Il a une façon très directe de poser les questions.»

Que pensez-vous de Pascal Vrebos?
«C'est un concurrent redoutable. Je trouve qu'il a un sens de la proximité assez séduisant. Il a l'art de jouer les faux naïfs, de se mettre à la place des téléspectateurs. J'ai à ce niveau une certaine admiration pour lui, même s'il y a des côtés qui me plaisent moins, comme le choix des sujets, qui tournent beaucoup autour de l'insécurité, de la prostitution.»

Comment vous sentez-vous à la veille de ce premier débat?
«Je commence à stresser. D'autant que le débat, qui portera sur les élections, n'est pas facile.»

Vous êtes marié à Véronique Barbier, qui présente notamment JT Soir. Comment vous êtes-vous rencontrés?
«Au travail! J'étais à la RTBF Namur et la soeur de Véronique, Marie-Pierre Mouligneau (qui présente aujourd'hui la météo) était également animatrice à Namur. Véronique venait de temps en temps. C'est comme ça que je l'ai rencontrée. Par la suite, on s'est un peu perdu de vue. Et puis, un jour, on s'est croisé dans une boîte de nuit à Bruxelles. Et de fil en aiguille, c'est allé plus loin. Aujourd'hui, on vit en Brabant wallon et on a deux enfants.»

C'est facile de concilier vie privée et boulot quand on travaille tous les deux à la télé avec des horaires aussi particuliers?
«Oh non! C'est un vrai casse-tête pour assurer la garde des enfants.»

© La Dernière Heure 2003