Télévision La star de Nos chers voisins monte sur scène au Waterlol avec l’énergique Isabelle Vitari se livre.

"Mes voisins sont sympas car on en prend soin, assure d’emblée Isabelle Vitari (Karine dans la série Nos chers voisins). Quand on fait trop de bruit, on baisse le son."

Maman de deux enfants, la comédienne joue d’ailleurs sur ce côté loufoque avec son sketch de mère indigne. "Ma mère a été la mère parfaite, elle m’accompagnait partout entre la danse, le solfège et le théâtre alors qu’elle bossait à plein temps, raconte celle qui a longtemps fait partie d’un collectif "où je faisais plein de conneries" et qui s’appelait Les Quiches. "Moi, je suis la maman nulle. Je ne suis pas une infirmière comme elle et je ne supporte pas qu’on me réveille en pleine nuit. Je ne sais pas faire semblant d’être une mère parfaite, je suis celle que je suis !"

Monter sur scène pour un - déjà - second spectacle révèle une envie de montrer qui se cache réellement derrière Isabelle Vitari ?

"Il est vrai que je fais de la télé depuis très longtemps. Avant, je me cachais derrière des personnages mais là, c’est moi, je me livre. Je raconte mon enfance, mon papa commissaire de police et très flippé de tout. J’ai été élevée dans une espèce de plan vigipirate alors que moi je suis plutôt d’un naturel optimiste et qui voit sans cesse la vie en rose. Pour avoir grandi avec ces deux aspects, j’aborde donc la vie bizarrement (sourire) !"

Comme avec vos enfants ?

"Ma fille est une préado. J’ai donc une sorte de monstre à la maison ! Le mercredi, à 12h30, même la femme de ménage se barre ! Avec elle, c’est un peu comme une cérémonie des Césars. Soit j’ai une Isabelle Huppert très froide, soit une Marion Cottilard très sanguine comme dans La Môme ou alors une diva à la Isabelle Adjani. Bref, je vis avec une bipolaire césarisée (sourires) ! Mon fils de 3 ans, par contre, est une merveille. Et c’est là qu’on se demande comment des garçons aussi merveilleux que lui et ses copains peuvent devenir de tels connards comme ceux que j’ai pu connaitre quand j’étais célibataire. En fait, c’est de notre faute… On vous rend cons. On s’attaque à tout ce que vous aimez faire : manger, dormir, faire l’amour et faire caca (rires) !"

Auraient-ils déjà une vocation à devenir comédiens comme leur mère ?

"Un peu tôt pour le dire mais en tout cas, je pense que je vais tout faire pour qu’ils ne deviennent pas comédiens. Car je trouve que c’est un métier très difficile et très ingrat. Surtout aujourd’hui, car on est de trop. Ma fille est excellente à l’école alors je ne la pousse pas. Car l’enfance et l’adolescence sont les plus belles périodes de la vie et je ne veux pas qu’elle travaille pendant cette période."

De plus en plus de femmes se dirigent pourtant vers ce métier…

"Oui, car les portes sont de plus en plus ouvertes aussi. Et comme il y a moins de femmes que d’hommes à la base en humour, on est aussi plus vite demandées pour une question de parité. Puis on s’assume aussi, on dit ce qu’on pense. On a le droit de faire rire maintenant. Mais comme un mec, il faut une belles paires de… pour monter sur scène. Et là, pas de problèmes de ce point de vue-là (sourire) !

Après avoir refusé Danse avec les stars, on vous a vue dans des rôles plus dramatiques en télé. D’autres envies/rêves ?

"La chanson, mais je chante mal ! Et à la base, je me voyais bien devenir poissonnière ou femme d’affaires (sourires) ! Non mais mon rêve, et qui va se réaliser, est d’écrire une pièce de théâtre drôle à 4 avec mes copines comédiennes, dont votre compatriote Virginie Hocq. Je voudrais être belge et m’appeler Vitar-Hocq d’ailleurs ! Vous avez une façon telle de voir le monde, avec une fantaisie et un humour complètement absurde. Des gens généreux et ouverts, un beau peuple."

Isabelle Vitari se livre, le 16 septembre au Waterlol à 18h. Infos et réservations : ticketmaster.be.