Télévision Le comédien de Nos chers voisins et chroniqueur de TPMP monte sur scène.

"C’est vraiment moi dans le spectacle, ce que je suis et ce que j’ai appris à être à travers toutes mes années de théâtre", confie Issa Doumbia au sujet de son tout premier one-man-show - qui passera bientôt en Wallonie - intitulé 1re consultation. " Mes personnages ont construit ce que je suis aujourd’hui. En télé, c’est plus dur de montrer qui tu es, car t’es dans un format. Un rôle que tu ne peux pas lâcher comme pour Nos chers voisins, un truc qui reste très cadré comme dans Vendredi tout est permis ou un endroit où ton temps de parole est divisé en douze comme dans Touche pas à mon poste. C’est donc très dur de montrer ce qu’on sait faire en télévision. Mais, ici, au moins, c’est moi. Les gens ne savent pas que j’ai commencé le théâtre à 11 ans."

Âgé de 35 ans, l’humoriste est originaire de Trappes en banlieue de Versailles. "C’est vraiment une ville où l’on nous a toujours montré qu’on pouvait s’en sortir, souligne celui qui a aussi tourné dans plusieurs films dont La Colle et Sales gosses récemment. La banlieue, ce n’est pas que ce qu’on nous montre à la télé. C’est sans doute ce qui a donné plus de force à des gens comme Jamel Debbouze, Omar Sy ou Sophia Aram de s’en sortir. On vient tous de là."

Et Issa Doumbia a même fait de son poids, sa force. "Si j’ai une souffrance, ce n’est pas physique, insiste celui qui a dû perdre 23 kilos - en faisant de la boxe - pour question de santé. Mais plutôt parce que je suis le dernier de ma famille. Dans le sens où je me demandais comment faire pour exister ? En faisant plus de bruit, d’où le théâtre." Résultat : sa première consultation se passe sur scène. "Pour moi, c’est vraiment une séance de psy, raconte Issa Doumbia à propos de son premier seul en scène qui n’est pas un hommage caché à Doc Gynéco. Dans le sens où c’est l’endroit où tu te livres pour la première fois. Ce côté intime, je le partage avec mon public. Je descends dans la salle, je parle avec tout le monde, des gens montent sur scène, etc."

Humoriste ou médecin qui guérit par le rire ? "Je ne me prends pas pour un docteur, mais je sais que j’ai cette mission-là. Mon but est de faire oublier les soucis de l’extérieur."

"On m'appelle Leonard Gros Di Caprio"

"Des filles fantasment sur ce corps, balance d’emblée Issa Doumbia lorsqu’il monte sur scène pour sa 1ère consultation (un show que nous avions pu voir en rodage, en mai dernier, à Bruxelles.) On m’appelle d’ailleurs Leonard Gros DiCaprio."

Sa force ? Son (sur) poids, justement, qu’il a su utiliser comme arme de défense et qu’il parodie d’ailleurs dans un hilarant "cours de graisse défense". En plus de son personnage éxubérant d’Issana Jones, il est le seul humoriste qui arrive à faire lever toute une salle et leur faire chanter en chœur : "Nous sommes gros et fiers, nous sommes tous des boulettes !"

Bref, Issa Doumbia, c’est encore mieux qu’une séance chez le psy. Unique, comique. "Je ne suis personne, glisse-t-il à son public avant de quitter la scène. Mais merci de me faire devenir quelqu’un."

>>> En savoir plus
  • 1re consultation d’Issa Doumbia, le 19 novembre à Binche et le 2 décembre au Forum de Liège.
  • Infos et réservations : www.odlive.be ou via le 070/660.601.