Télévision Virginie est la deuxième belge à quitter l'aventure du Bachelor

BRUXELLES L'ancienne présentatrice de Club RTL, connue à l'époque sous le nom de Carla, garde malgré tout un très bon souvenir de l'émission.

Comment s'est passée la rencontre entre Karl et votre famille?

«C'était difficile pour moi, car on rentrait vraiment dans mon intimité. Au départ, mes parents ne voulaient pas être mis en rapport avec le Bachelor, mais ils ont fini par accepter pour moi. Ils n'étaient pas à l'aise, car ce sont des gens simples, sans chichis. Karl, quant à lui, vient d'une famille plus sophistiquée et bourgeoise; je craignais que cela ne colle pas. Mais tout s'est bien passé car je l'ai fait boire avant d'arriver chez moi!»

Etre éliminée après avoir été aussi loin, c'est blessant?

«En fait, avant chaque cérémonie de la rose, on discutait 10 minutes. Et il ne m'avait jamais mise en confiance; je doutais à chaque fois. Avant la dernière cérémonie, on a beaucoup discuté et pour la première fois, il m'a laissé croire que la rose était pour moi. Ce n'était pas le cas.»

Vous lui en voulez?

«Non, car c'est le principe de l'émission et ça ne doit pas être facile pour lui. Mais peut-être que je lui trouve des excuses, car quand on est amoureux, on le sait tout de suite. J'ai vécu l'expérience à fond, je me suis laissée tomber amoureuse, mais je savais qu'en six semaines, les sentiments ne pouvaient pas être très profonds.»

Comment était l'ambiance entre les Belges?

«Toutes les filles s'entendaient bien, mais tout est conditionné pour que nous soyons sous tension. Il n'y a aucune distraction, pas de TV, musique ou magazines, donc on ne pense qu'au Bachelor. Quant aux jumelles, je ne voulais pas me retrouver en rendez-vous avec elles car elles ont un caractère bien trempé et se chamaillent facilement, j'avais simplement plus d'affinités avec d'autres filles. Mais elles le savent, nous en avons discuté.»

Le fait d'avoir fait de la TV auparavant a été un avantage?

«Non, en fait, c'était plutôt un inconvénient car au début, j'étais tout le temps sur la défensive, je faisais attention au moindre détail. Puis je me suis rendue compte que je ne profitais pas de l'expérience en agissant de la sorte et que ça ne me menait à rien, donc je me suis adaptée. Mais cela m'a aussi permis de garder les pieds sur terre.»

Vous avez eu des propositions suite à l'émission?

«J'ai été approchée pour poser dans des magazines comme Playboy ou Max. J'ai refusé car il faut se méfier des photos et je ne le conçois pas pour une inconnue de la TV réalité, c'est vite dégradant.»

© La Dernière Heure 2005