Télévision L'avenir en direct, AB 3, dimanche, 19 h 50. Une émission de voyance animée par Elsa Fayer. En invité: Philippe Geluck

BRUXELLES Genre très prisé dans les années 90 par les chaînes de télévision, la voyance avait depuis quelques années quitté les petits écrans. Elle fait cependant un retour en force ce dimanche, à 19h50, sur AB 3, avec une nouvelle émission, L'avenir en direct, présentée par Elsa Fayer, qui lève pour nous un coin du voile.

En quoi consiste le programme?

«Il s'agit avant tout d'un talk-show. L'invité arrive avec trois questions qu'il pose à notre voyante, Isabelle Viant. L'intérêt de ce type de rencontre, c'est que l'invité se dévoile. Il dit au bout du compte des choses qu'il n'exprime généralement pas sur les plateaux de télévision. C'est un moyen d'en savoir un peu plus sur une personnalité, aussi bien pour le présent que pour son futur.»

Philippe Geluck est le premier invité. Comment ça s'est passé?

«Il a été troublé. La voyance n'est pas son truc à la base. Je le connais assez bien pour le côtoyer dans la bande à Ruquier et je peux vous dire que c'est quelqu'un de très cartésien. Mais il a accepté de jouer le jeu en posant les trois questions. Et Isabelle Viant l'a complètement bluffé. C'est très intéressant de voir comment il a changé d'avis sur la voyance.»

Qui sont les prochains invités?

«Il y aura Christine Deviers-Joncourt (La putain de la République ), qui viendra avec des questions très personnelles. On aura aussi Mia Frye ( chorégraphe du film Podium, NdlR) ou encore Stéphane Bern.»




Quel est votre rôle dans l'émission?

«Je suis là pour animer le talk-show, pour mettre l'invité en confiance et l'interviewer.»

Vous-même, la voyance, vous y croyez?

«C'est quelque chose à quoi je crois depuis longtemps. Ça me fascine. Mais je ne consulte pas car ça peut vite devenir un cercle vicieux, quelque chose dont on ne peut plus se passer. Et puis, j'ai envie de découvrir ma vie comme elle arrive. J'ai un peu peur de ce qu'on pourrait me révéler.»

Le public belge vous avait découverte l'année dernière grâce à La nouvelle star , où vous étiez dans les coulisses avec les candidats...

«Je garde un souvenir exceptionnel de cette expérience. J'ai passé des moments fabuleux. Plus qu'une émission, c'est une partie de ma vie. J'ai vécu ces 5 mois de façon intense, avec des jeunes qui avaient un talent incroyable.»

Et comment était Jonatan?

«C'était quelqu'un de relativement confiant par rapport à d'autres candidats, mais il avait aussi ses moments de fragilité. Il a été un peu cassé par le jury, mais je pense que ces critiques ont été un moteur pour lui. S'il a gagné, c'est parce qu'on a mis en doute ses capacités et qu'il a été blessé dans son amour-propre. Ça l'a secoué et ça l'a transformé en un véritable lion qui a mangé tout le monde le soir de la finale. En tout cas, je l'adore!»

Vous participez aussi aux émissions de Laurent Ruquier. Comment vous y êtes-vous retrouvée?

«Laurent m'a appelée après m'avoir vue dans une émission sur Fun TV. Il a demandé à me rencontrer. J'ai d'abord commencé dans son émission radio pendant un an, avant qu'il me demande en septembre dernier de le rejoindre aussi en télé.»

Quel type de programme aimeriez-vous faire qu'on ne vous a pas encore proposé?

«De la variété! C'est quelque chose que j'adore depuis toujours et qui me tente. Une animatrice doit pouvoir oeuvrer dans tous les genres. L'essentiel, c'est d'y mettre son coeur.»

© La Dernière Heure 2004