Télévision

Julie Taton va jouer les entremetteuses en aidant 10 agriculteurs célibataires à trouver l’âme sœur


BRUXELLES Devra-t-on bientôt la surnommer Belle des champs ? En tout cas, Julie Taton a accepté d’abandonner les tenues de soirée et d’enfiler ses bottes pour les besoins de la nouvelle émission de télé-réalité de RTL, L’amour est dans le pré. Elle va ainsi jouer les entremetteuses en aidant 10 agriculteurs célibataires à trouver l’âme sœur. Car, après tout, il n’y a pas que Marguerite dans la vie...

Quel sera votre rôle dans l’émission ?

“Je serai là pour présenter les agriculteurs et les mettre à l’aise. Je les ai rencontrés durant toute la semaine où on a tourné les portraits et j’ai vraiment sympathisé avec eux. J’ai découvert des hommes courageux mais aussi des personnalités touchantes.”

Qu’est-ce que ça change de faire une émission de rencontres avec des agriculteurs plutôt qu’avec des gens d’autres professions ?

“L’amour est déjà difficile à trouver quand on a une vie classique, mais les agriculteurs ont un métier plus que contraignant, avec des horaires pas possibles qui leur laissent peu l’occasion de sortir. Traire une vache, c’est le matin et le soir et ce n’est pas possible d’y déroger. C’est un rythme qui ne favorise pas les rencontres et nous, on est là pour les aider...”
Ça ne fait pas un peu penser au film Je vous trouve très beau, où Michel Blanc, en agriculteur, veut se trouver une nouvelle épouse ?

“Au premier abord, peut-être. Mais chez nous, contrairement au personnage de Michel Blanc, ils ne cherchent pas une femme qui soit une main d’oeuvre bon marché. Ils veulent d’abord de la tendresse, de l’amour. Bien sûr, il y en a bien certains qui reconnaissent qu’il leur faut une épouse qui puisse les aider au travail. Mais ce n’est vraiment pas la motivation première.”

Quelles doivent être les qualités d’une femme qui veut vivre avec un agriculteur ?

“Je pense qu’elle doit être patiente.”

Et les agriculteurs doivent faire de leur côté aussi des efforts ?

“Bien sûr. On doit toujours faire des efforts en amour. Eux aussi. Ils doivent être romantiques également pour séduire une femme. Mais bon, on ne va pas les dénaturer non plus. Ils doivent rester eux-mêmes.”

Justement, RTL entretient le mystère sur les 10 candidats. Ce seront des caricatures d’agriculteurs, des gens un peu bourrus ? Ou bien on aura une image plus moderne ?

“On aura de tout. Ce sont surtout des personnes passionnées. À force d’avoir ce cliché de l’agriculteur en tête, on oublie que ce sont des gens comme tout le monde, qui ont du charme et une sensibilité. Je les ai trouvés touchants. Et j’ai été séduite par leurs valeurs. Ils aiment les choses simples. C’est un retour aux sources. Vous imaginez que je n’avais jamais rencontré une vache de si près ! C’est bête à dire, mais c’est vrai. J’ai trait une vache, j’ai nourri un veau... J’étais vraiment la petite citadine qui débarquait à la campagne. Mais c’est important de redécouvrir ce monde si important et qu’on oublie dans notre vie moderne. Au-delà du côté rencontres, on veut surtout montrer ce qu’est la vraie vie d’agriculteur.”

Certaines choses vous ont surprise ?

“Oui. Par exemple, un des candidats se met de la crème tous les soirs sur les mains car son ex-femme lui avait dit qu’il avait les mains rêches. Je trouve ça très joli...”

Et vous-même, vous auriez pu tomber amoureuse d’un agriculteur ?

“Oh! oui. Je n’ai pas de souci. Bon, je ne sais pas si j’aurais pu être une bonne agricultrice, car c’est un rythme assez soutenu, mais j’ai au moins déjà l’habitude de me lever tôt avec le Good Morning de Radio Contact.”

Que pensez-vous, de manière plus générale, du fait qu’on en vienne à passer par
la télé pour trouver l’âme sœur ?

“Ce n’est pas la première émission du genre. Il y a d’ailleurs plein de moyens pour se rencontrer : les petites annonces, les agences matrimoniales, Internet... Dès lors, pourquoi pas la télé ?”

L’amour est dans le pré, c’est votre première émission en solo sur RTL ?

“Oui, effectivement. Sur Plaire à tout prix, je n’étais pas seule. Ce qui me plaît surtout, c’est d’aller à la rencontre des candidats. Les meilleurs moments, c’est après le tournage, lorsque je parlais avec ces hommes et qu’ils se livraient.”

Cette émission, c’est aussi une façon pour RTL de vous retenir alors que la France vous fait les yeux doux ?

“Moi, je suis jeune, j’ai 25 ans. J’ai énormément de propositions. Mais je ne peux pas tout faire. Je dois faire des choix à un moment donné. Et c’est vrai que je suis ravie que RTL me propose ce genre de prime time. C’est un gage de confiance de la chaîne. Je suis épanouie, vraiment. Je ne pensais pas que ma vie allait prendre une telle tournure, que j’aurais autant d’offres. C’est formidable.”

Par contre, vous allez effectivement arrêter le Good Morning en radio…
“Oui, c’est vrai. Ma dernière aura lieu le 26 juin. C’était un rythme très soutenu, si on ajoute à cela mes émissions télé, les allers-retours entre Paris et Bruxelles pour le Loto français ou encore, à la rentrée, la pièce de théâtre avec Bérénice et Justine Henin, c’est énorme. Je ne suis pas fonctionnaire, je ne calcule pas mes heures, mais j’ai dépassé les 170 heures par mois. Ça ne devenait plus tenable de rentrer à minuit de Paris et être le lendemain à 6h30 à l’antenne. Il fallait donc que je me recentre, parce que je ne veux pas, à cause de la fatigue, ne plus être professionnelle. Mais j’espère continuer la radio, à un autre rythme. C’est la meilleure école.”

© La Dernière Heure 2009