Jeremstar : "Si je m’étais prostitué, j’aurais gagné la Star Ac’"

Pierre-Yves Paque Publié le - Mis à jour le

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Télévision

Dans sa biographie officielle, Jeremstar dézingue le monde malsain de la téléréalité.

"On dit qu’un enfant qui lit, c’est un candidat de téléréalité qui disparaît", écrit le journaliste people de 30 ans qui vient de dévoiler l’existence d’un réseau de prostitution au sein du milieu télévisuel (dans lequel il assure qu’il n’y a "pas forcément de candidats belges"). "Les morues décérébrées, j’en ai ras la casquette !"

Avec ce livre, la démarche de Jeremstar - alias Jérémy Gisclon - est de mettre en garde ses fans qu’il nomme les Jeremstarlettes. "Et de ne surtout pas me suivre ou de m’imiter ! insiste celui qui a notamment participé aux Anges comme candidat et se retrouve aujourd’hui chroniqueur dans Salut les terriens de Thierry Ardisson. C’était usant, je commençais à me bêtifier à force de me retrouver avec des gens qui n’arrivaient pas à aligner trois mots sans faire de fautes. La téléréalité n’est pas qu’un milieu de paillettes où l’on gagne de l’argent à être célèbre , dit-il. Non, il y a des faces très sombres. J’étais le premier surpris en mettant les pieds dans ce milieu ! Raconter la téléréalité, c’est raconter les choses pas jolies en coulisses (comme cet exemple édifiant de candidates qui se font passer pour des princesses le soir sur les réseaux sociaux mais sont en fait de véritables SDF la journée, NdlR). Il fallait juste avoir les couilles de le dire. Cela fait 10 ans que je suis dedans, c’était donc l’heure du bilan !"

Des révélations chocs qui amènent leur lot de menaces…

"Oui, j’ai dû engager un service de sécurité mais ce ne sont pas des menaces de mort non plus. Quand on met le doigt sur un sujet aussi sensible, il y a des réactions. Beaucoup de gens se sentent en danger et ont peur qu’on les dénonce. Je ne peux pas citer de noms car je ne suis pas au-dessus des lois et mon éditeur ne voulait pas prendre le risque d’avoir un procès. Mais en donnant des surnoms (La princesse Souillon, Pocapétasse, la princesse crotte ou encore Grosses dents, Bidet et le Fennec, NdlR), c’est une sorte de jeu de piste. Sans même donner de noms, on sait tout de suite de qui il s’agit. Des candidates ont même anticipé en me contactant pour savoir si je parlais d’elles. Je ne suis pas là pour faire une chasse aux sorcières en balançant le nom des prostituées. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de noms circulent, c’est un secret de polichinelle."

Et ce n’est apparemment pas que dans la téléréalité mais aussi dans le milieu de la télévisionl en général ?

"La télé est un milieu malsain et dans lequel on peut très vite se perdre si on n’a pas un minimum d’équilibre. Dans mes tiroirs, j’ai de quoi envoyer la moitié de la production audiovisuelle française en taule ou faire soigner ses MST. Il existe des producteurs complices de la prostitution et qui fournissent des candidates à des vieux michetons. Quand on sait que même des dirigeants de chaîne sont complices de ce réseau et font tapiner leurs candidates pour les mettre dans les bras de milliardaires… on se dit : mais où sont les limites ? Ça va s’arrêter quand ?"

Avez-vous encore d’autres choses à dénoncer ?

"Plein. C’est ce que je fais au quotidien sur mes sites Internet. Je dénonce les contrats de travail, les pressions des productions, les coucheries et tricheries. Je vais aller encore plus loin bientôt (dont une proposition de one man show, NdlR). Car j’aime dénoncer, foutre la merde. J’aime la polémique et donner un coup de pied dans la fourmilière. Je ne pense pas m’arrêter car étant suivi par des gens très jeunes, j’ai une part de responsabilité. Je suis comme un grand frère pour eux. Si en montrant l’envers du décor, qu’on ne devient pas une star en couchant à l’écran, je peux éviter à la jeunesse de faire de la téléréalité… c’est gagné."

Il paraît que vous avez aussi reçu des propositions indécentes pour réussir. C’est vrai ?

"Si je m’étais prostitué, ou si j’avais couché avec tous les gens qui me l’ont proposé, j’aurais sans doute gagné la Star Ac’ . Ou j’aurais participé à 15 émissions et j’aurais décroché des postes. J’ai toujours refusé car je préfère réussir par moi-même. Ne nous cachons pas les choses : dans ce milieu-là, il y a plein de vieux cochons absolument repoussants… ce qui m’arrange bien, car je n’ai jamais été tenté !"

Pierre-Yves Paque