Télévision Jérôme de Warzée fait le bilan du Grand Cactus et s’interroge sur l’avenir de son émission d’humour à succès.

"Nous ne sommes pas du tout à la traîne", analyse le fondateur du Grand Cactus. "L’avant-dernière émission a fait 345.000 téléspectateurs. 400.000, on n’y arrivera pas, pas sur La Deux. Faut qu’on bénéficie de conditions favorables, avec rien d’autre en face. Ce jeudi, il y a du lourd sur la chaîne à côté, le Cendrillon de Kenneth Brannagh. On sait qu’elle va perdre sa chaussure, mais bon… (sourire)"

D’où un numéro plus long et plus festif, ce soir sur la Deux, avec le Très très Grand Cactus enregistré dans le grand studio de The Voice à Liège. "Il faut bien que les gens comprennent que ce n’est pas un best of", insiste Jérôme de Warzée. "Toutes les séquences sont inédites. Une émission de 2 h avec des surprises. Comme le retour de la Question à la con, la chronique people de Sarah Grosjean et deux guests dans les actus en vrac. Il y aura des gens qui n’ont pas l’habitude de le faire (Renaud Rutten et Jean-Luc Couchard, NdlR) qui seront là. Tout comme de vrais intervenants de l’émission Jardins et Loisirs (sourire) !"

Même un Diable Rouge avait été évoqué. "Oui mais on n’est pas Pablo Andres", rétorque-t-il, un peu cynique. "C’est ça qui est extraordinaire… C’est la RTBF qui a les droits pour les Diables Rouges mais c’est Pablo Andres (alias l’Agent Verhaegen sur RTL-TVI, NdlR) qui fait des sketchs avec eux. Mais Pablo est un bon copain de Meunier, c’est pour ça." Au menu de cette rétrospective de l’année 2017 ? "On va le faire sous trois thématiques originales. Une rétrospective internationale avec la venue d’Emmanuel Macron et sa femme. Ce sera Kody qui fera Brigitte. Une rétrospective sportive avec ce même Kody qui incarne Eddy Merckx et qui viendra commenter l’actu, interrogé par un Martin Charlier déguisé en Michel Lecomte. Et pour la rétrospective belge, on interroge notre drapeau où chaque comédien fait une couleur."

L’Europa League lui pose un cactus

Une émission festive pour finir l’année en beauté et repartir sur de (très) grandes audiences. "Il y aura des Grand Cactus jusqu’au 24 mai", confirme Jérôme de Warzée. "Il y a donc encore 8 ou 9 numéros prévus." Mais il y a quand même un cactus dans le waterzooi, nous confie l’humoriste belge de VivaCité.

"Comme la RTBF a décidé de racheter les droits de l’Europa League, ben… c’est le jeudi. Et je crois que personne n’a pensé à ça. Ils ont acheté une quinzaine de soirées foot donc, nous, avec 69 minutes Sans chichis, ce sont 34 jeudis et là, 15 viennent de s’intercaler en plus. Et le football, ce n’est pas un jeudi sur deux, donc quelque chose ne va pas au niveau de la grille. Trois émissions pour un seul créneau, ça fait beaucoup. Et l’arrêt de Sans chichis ou du Grand Cactus n’est pas à l’ordre du jour. On a quand même installé le programme et l’horaire, donc je trouve ça bizarre de taper un peu dans la fourmilière. Surtout qu’on ne m’a rien dit."

Le Grand Cactus, divertissement préféré des Belges depuis 2 ans et demi ("je crois qu’on a proposé le bon concept au bon moment et la cohésion dans l’équipe est palpable, on s’amuse beaucoup !") n’aurait aucune raison de passer à la trappe en seconde partie de 2018. "Les solutions ne sont pas multiples, décrypte Jérôme de Warzée. Soit on change de jour, soit de chaîne. Si on change de chaîne, ce serait extrêmement amusant. Mais je crois que ça serait extrêmement compliqué vu que nos émissions font partie de l’identité voulue de La Deux. Je ne vois pas non plus où on irait sur La Une."

Fin de saison, Le grand Cactus en sera déjà à sa 53e émission. "Je vais donc essayer d’aller jusqu’en mai déjà, puis on se posera un petit peu et on verra s’il faut repenser à une nouvelle formule pour la rentrée de septembre", conclut celui qui a fait de son Cactus un projet de vie.

"Même si je peux comprendre que cela devient parfois trop récurrent, cela reste un JT où l’actu prime, on essaye d’être originaux dans nos codes. On a tous peur que ça s’essouffle un peu, c’est normal. Faire l’année de trop, ce n’est jamais bon. On a trop eu de mauvais cas de ce genre-là. Beaucoup de choses peuvent donc changer à l’avenir mais on ne peut pas dire qu’on est en perte de vitesse, les audiences montent constamment. Si on me dit que ça s’arrête demain, ça me désobligerait fortement. Car il n’y a pas de raison."