Télévision Kev Adams nous raconte son aventure chez les Suri, dans le sud-ouest de l’Éthiopie.

Cela faisait longtemps que Kev Adams rêvait de partir en terre inconnue avec Frédéric Lopez. Après des années, les deux hommes ont finalement trouvé une date pour réaliser un voyage qui a totalement bouleversé le comédien de Fiston . " J’avais envie de faire l’émission depuis un bout de temps. J’en parlais à Frédéric Lopez à chaque fois que je le croisais parce que, pour moi, c’est une des plus belles émissions de télévision . J’avais le temps d’y participer entre deux tournages de film donc c’était le moment ou jamais ", explique Kev Adams qui n’a appris la destination de son Rendez-vous en terre inconnue qu’une fois à bord de l’avion. Lui qui pensait partir pour l’Amérique du Sud, a pris un vol qui l’emmenait tout droit chez les Suri, population isolée du sud-ouest de l’Éthiopie.

Arrivé sur place, l’acteur est déstabilisé par l’absence de réseau sur son portable. Ensuite, par les mouches présentes en abondance.. "Quand on est arrivé sur place, je pensais qu’on allait avoir des tentes pour dormir. Puis, on nous a expliqué qu’on allait dormir par terre, à côté du caca de zébu. (rires) À ce moment, je me demandais vraiment ce que je faisais là. Tout était différent. Il y avait des mouches partout et des odeurs incroyables. Et, je vous avoue qu’au début, j’avais vraiment peur de ne pas savoir établir le lien avec les personnes qui vivaient sur place."

La première nuit a visiblement été difficile pour vous…

"C’était impossible pour moi de dormir. C’est comme si j’arrivais sur une autre planète ! (rires) Fred , par contre, dormait de manière fabuleuse. Il m’a d’ailleurs dit une chose qui m’a marqué. Au début, je me disais que jamais je ne pourrais dormir dans de telles conditions, sur des pierres et des branches d’arbre. Puis, les jours passent et, finalement, on ne s’en rend plus compte, on n’en parle même plus. Je me suis habitué à ce camp. C’est bien simple, après quelques jours, j’étais même content de retrouver mon emplacement pour dormir." (sourire)

Dans l’émission, vous ne parlez pas de votre métier. Les Suri ne vous ont jamais posé la question ?

"Ils m’ont brièvement demandé ce que je faisais dans la vie mais expliquer que je fais rire les gens ou que je tourne dans des films ne veut pas dire grand-chose pour eux. Puis, j’ai la chance de faire un métier où on parle très souvent de moi. Donc, pour une fois, je trouvais ça agréable d’entendre d’autres personnes parler d’elles."

Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ?

"J’y ai appris énormément de choses qui vont me servir pour le reste de ma vie. Pour moi, ce n’est pas une émission mais une réelle et incroyable aventure humaine. C’est certainement une des plus belles expériences de ma vie. Grâce à elle, je me sens mieux dans ma vie aujourd’hui. Je me suis très vite senti proche des Suri. Ils n’ont pas de portables, de télévisions et ne connaissent pas les réseaux sociaux mais réagissent comme nous pour certains sujets. Je pense, par exemple, aux filles. Ils parlent d’elles entre eux comme on le fait chez nous, entre amis. On est donc peut-être différent par l’apparence mais, au fond, on est tous pareil."

"Trop déstabilisant"

Et si les situations s’inversaient ? Les Suri pourraient-ils, à leur tour, venir rejoindre Kev Adams et Frédéric Lopez en France ? Voilà une question que se posait l’humoriste lors de son voyage en terre inconnue. Malheureusement, cela semble un peu compliqué. " Faire venir les Suri chez nous, c’est notre rêve. Mais, en parlant avec des spécialistes, on s’est rapidement rendu compte que ça allait être impossible , nous explique Kev Adams. Ce serait un choc terrible pour eux, quelque chose de négatif, de désagréable. C’est un peu comme un Indien dans la ville. Ce serait trop déstabilisant et troublant pour eux. Ils perdraient leurs repères. "

Les équipes de Rendez-vous en terre inconnue restent toutefois en contact avec les populations visitées. "Généralement, Franck, le rédacteur en chef de l’émission, prend contact avec eux trois mois après le tournage", explique Frédéric Lopez.