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Les opposants au projet éolien d’Elsa, filiale d’Ideta, ont présenté leurs griefs

BLANDAIN Ce jeudi soir s’est tenue, à Blandain, une réunion organisée par les opposants au projet éolien défendu par les sociétés Elsa, filiales de l’intercommunale Ideta, et Luminus, qui veulent implanter un parc éolien de huit mats au sein du zoning Tournai-Ouest III, à la jonction entre les autoroutes A 17 et E 42, à Blandain. Aucune machine n’est prévue à moins de 500 mètres des premières habitations.

“Si l’éolien a le vent en poupe, c’est grâce au lobby éolien”, lance Xavier Delbecq, du comité des opposants. “Il n’y a pas de contrepartie pour les riverains. Une réduction des émissions de CO2 ? Au bout du compte, c’est l’effet contraire : on en produit plus !”

Xavier Delbecq a également évoqué un impact sur la valeur de l’immobilier et sur le paysage, les nuisances sonores… Il ne s’est par contre pas étendu sur d’autres critiques déjà émises, comme l’effet stroboscopique et les maux de tête. “Cela dépend aussi de la sensibilité des gens. C’est comme pour les ondes GSM… D’ailleurs, des personnes s’en plaignent mais elles forment une telle minorité que l’on ne les écoute pas.”

Le comité d’opposants relève encore qu’en France, la distance minimale à respecter entre une éolienne et une maison est de 1 500 m. “Et puis, si l’on plantait toutes les éoliennes en offshore, à la mer du Nord, la Belgique aurait dépassé son quota. L’énergie la moins chère de toute façon reste celle que l’on n’utilise pas. On devrait commencer par cela, mais on fait le contraire : on pousse les gens à consommer.”

Hubert Couplet, habitant à Ère et membre du comité wallon Vent de raison, a ensuite critiqué le nouveau cadre wallon de référence pour l’éolien. “On veut faire passer la limite sonore de 40 dB à 45 dB alors qu’en fait, on dépasse déjà la norme et qu’une hausse de 5 dB représente en fait une augmentation sonore de 70 %… Et voyez la fronde des bourgmestres ruraux, qui en ont marre de ce diktat de la Région wallonne qui impose sa volonté aux communes. Et puis, sans certificat vert, le système ne tient pas.”

“Et ces certificats verts, c’est notre argent, et cela ne va même pas faire baisser la facture d’énergie”, a-t-on glissé dans le public.

Le comité a prévu un plan d’actions avec notamment la création d’un site Web et la présence de drapeaux noirs, contre l’implantation “anarchique” d’éoliennes.

D’autres personnes présentes restent favorables au projet. Elles préfèrent, à défaut, les éoliennes aux centrales nucléaires.

© La Dernière Heure 2013