Télévision

"Je regrette que cette phrase ( "On a l’impression d’être dans une république bananière " Ndlr.) ait pu être dite sur antenne" , concède Laurent Haulotte, directeur de la rédaction des sports de RTL. 

"Ça, c’était très malheureux. Mais il a reconnu que c’était un peu hors propos." En effet, les deux hommes ont débriefé, hier, par téléphone. "Ce n’est pas quelque chose qu’on encourage, de laisser entendre qu’un match a pu être acheté, certainement pas. On se connaît depuis des années, c’est un professionnel, un des meilleurs commentateurs dans le domaine et on en a parlé calmement. Je sais que ce n’est pas dans ses habitudes de faire cela." Certains propos ont en effet quelque peu choqué Laurent Haulotte. "Laisser entendre que tel ou tel club serait familier à de telles pratiques, ce n’est pas dans nos habitudes."

"Il y a eu des interprétations sur des faits de jeu qui, normalement, ne doivent pas être dans le commentaire. Marc a sans doute été un peu loin mais l’exercice du commentaire en direct est difficile. On peut, à un certain moment, se laisser emporter par les circonstances et ce contexte particulier des faits de match." Pas de sanction, ni de rappel à l’ordre, juste "une conversation entre professionnels. Je conserve pleinement ma confiance en Marc Delire qui est un excellent commentateur et qui est assez grand lui-même pour tirer les leçons de ce qu’il s’est passé."


"Tout le monde parle des délires de Marc Delire !"

Avant-hier soir, lors du match de foot Olympiacos-Anderlecht, le commentateur Marc Delire a tenu des propos forts par rapport à l’arbitrage et au club grec.

Face à ses paroles, les responsables du club des supporters de l’Olympiacos en Belgique sont furieux : "Toute la Grèce parle des délires de Delire ! C’est un journaliste qui est payé pour commenter un match de foot et pas pour juger Evángelos Marinákis, le président de l’Olympiacos. Il a été très insultant et, en plus, le dirigeant du club a été acquitté. Marc Delire se permet de le juger sans réelles preuves à l’appui. L’Olympiacos est le plus grand club de Grèce, il a donc beaucoup d’adversaires qui essayent d’arriver à son niveau et il est tout à fait légitime que son président prenne sa défense."

Nektarios, un autre fan du club grec renchérit : "Marc Delire a le droit de penser ce qu’il veut mais il n’a pas le droit, en tant que commentateur sportif, de le dire publiquement. J’étais choqué quand j’ai entendu ses paroles hier soir à la télévision !"

De son côté, les responsables du Club l’Olympiacos n’ont toujours pas réagi officiellement. Selon des fans, il n’y en aura sans doute pas car le championnat touche à sa fin et le club ne s’abaissera pas à répondre aux insultes de Marc Delire. Dans l’autre camp, certains Grecs partagent pleinement les paroles du commentateur sportif : "Je suis bien content qu’une personne étrangère ait enfin osé dire ce que toute la Grèce pense tout bas ! À part les fans de l’Olympiacos, toute la Grèce rigole de cette affaire !  "Même avec l’aide de l’arbitre, l’Olympiacos n’y est pas parvenu !" , écrit un quotidien grec sportif ce matin."

Au sujet de la comparaison de la Grèce à une "république bananière", Nikos, un autre grec anti-Olympiacos prend la défense du journaliste belge : "Ce que Marc Delire a dit est bien réel et, à mon avis, c’est l’émotion qui a parlé. C’est certain qu’en tant que journaliste, il aurait dû rester calme et paraître plus neutre mais je sais qu’il a de l’admiration pour les Grecs. Avant, il venait même parfois manger dans des restaurants grecs ici à Bruxelles".