Télévision Le philosophe français participait ce jeudi à l'émission "Des Paroles et des Actes", sur France 2. Dans un débat animé par David Pujadas, Alain Finkielkraut confrontait ses idées à celles Daniel Cohn-Bendit, ancien député européen Les Verts. Il a évidemment été question du terrorisme et de la menace islamiste.

Au moment de fourbir un nouvel argument, Alain Finkielkraut a d'abord tenu à rappeler que, lorsqu'il évoque l'islamisme, il ne veut "pas incriminer toute la population musulmane". Il a ensuite pris la commune bruxelloise de Molenbeek en exemple pour décrire un endroit où "il n'y a plus rien à faire" car, selon lui, "l'islamisme (y) est majoritaire".

"L'islamisme est en position de conquête et en position de combat. Comment voulez-vous faire ? Vous allez mettre des médiateurs à Molenbeek ? Non ! Parce que là où l'islamisme est majoritaire, il n'y a plus rien à faire. En France, il y a des gens qui sont inquiets parce qu'ils ne veulent pas voir en France se multiplier des Molenbeek françaises", a asséné le philosophe.

Il a immédiatement été interrompu par Daniel Cohn-Bendit qui lui a signalé que "ce n'est pas vrai". "A Molenbeek, il faut des médiateurs et des policiers. A Molenbeek, les islamistes ne sont pas majoritaires. C'est comme la mafia dans un village sicilien. La mafia n'est pas majoritaire mais, par la terreur, elle tient un village. Donc il faut défendre le village pour qu'il se libère de cette terreur. Ce n'est pas la même chose. Il faut faire attention", l'a-t-il prévenu.

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