Télévision Elle effectuera son retour le 6 juillet avec une émission de variétés sur Télé Bruxelles

BRUXELLES Six mois après son licenciement de RTL-TVi, c'est une Marie-Christine Maillard tout sourire que nous avons retrouvée hier, au pied de l'Atomium. C'est que l'ex-animatrice de l'avenue Ariane s'apprête à effectuer son retour sur le petit écran, plus exactement sur la chaîne régionale Télé Bruxelles, avec une émission de variétés de 52 minutes, Label One, tous les dimanches à partir du 6 juillet. Mais ce n'est pas la seule raison pour laquelle elle se trouve sur un petit nuage...

Comment vous êtes-vous retrouvée sur Télé Bruxelles?

«Je n'ai jamais passé de casting. C'est Michel Huisman, directeur général de Télé Bruxelles, qui en ayant appris que j'étais libre m'a contactée. J'ai trouvé ça sympathique, c'est une preuve de confiance. Après, il a fallu trouver l'émission qui convienne et me laisser le temps de réfléchir. En tout cas, c'est une équipe très dynamique, à dimension humaine.»

En quoi consistera Label One ?

«C'est une émission qui existe déjà depuis quatre saisons. C'est un vrai programme de variétés, où les artistes ont réellement l'occasion de se produire et d'interpréter leur chanson, ce qui est devenu l'exception dans le paysage audiovisuel actuel, où les chanteurs sont généralement invités à parler de tout sauf de leur CD. Ici, ce sera l'inverse! Etant artiste moi-même, c'est vraiment bien qu'il existe encore des émissions comme celle-là. D'autant que le principe est de recevoir des artistes que l'on connaît (Urban Trad, Kana...), mais aussi de donner leur chance à des chanteurs ou des groupes moins connus. Il y aura tous les styles représentés. Les enregistrements se feront dans les boules de l'Atomium. Ce sera une très chouette expérience pour moi!»

C'est vraiment le style d'émission que vous rêviez d'animer et que vous n'aviez jamais eu la chance de faire...

«Totalement. J'ai toujours été cantonnée dans des magazines, mais je n'ai jamais vraiment présenté d'émission de variétés en public!»

Qu'avez-vous fait durant ces six derniers mois?

«J'ai enregistré un album, qui devrait sortir en juillet. Je n'aurais jamais pu fournir musicalement le travail que je viens d'effectuer si j'étais restée à RTL. Je n'aurais pas pu m'y consacrer à fond.»

Vous avez vécu comment votre départ de RTL?

«D'un point de vue humain, ça a été douloureux. Il y a eu des choses assez inélégantes qui se sont déroulées. Mais, avec le recul, c'était aussi une opportunité de me réorienter. La période de remise en question a été très rapide. J'ai tout de suite intégré la nouvelle situation et je suis repartie de l'avant. Je traverse actuellement une des plus belles périodes de ma vie. Je me sens libre!»

Vous avez encore des contacts avec RTL?

«La page est tournée, mais les tribunaux se chargeront de faire valoir mes droits. Mon licenciement n'avait pas été motivé. Il y aura certainement une suite.»

Ne plus faire de télé ne vous a pas manqué?

«Absolument pas. Je sais qu'il y en a certains pour qui ce serait la fin du monde. Mais pas pour moi. Ma vie est remplie de plein d'autres choses. Il n'y a pas que la télé. Ça n'a d'ailleurs jamais été le cas.»

Quelles sont désormais vos ambitions?

«La musique, qui va me prendre à mon avis beaucoup de temps dans les mois qui viennent.»

Des concerts en vue?

«Oui. Le 20 juin, à 21 h, je participe à un festival de jazz à Jette, place Cardinal Mercier. Et le 21 juin, je serai à Court-St-Etienne, rue de Mérivaux, à 21 h, où je chanterai Trenet avec mon trio. J'ai formé un groupe, tout cela a demandé du temps.»

© La Dernière Heure 2003