Télévision Dans 4 ans, Michel Lecomte quittera la direction des sports de la RTBF. Il continue de chercher la perle rare…

D’emblée, il nous parle de celles pour qui, en Belgique, le foot n’a plus aucun secret : Christine Schreider (qui sera présente sur antenne durant l’Euro sur la RTBF) et Anne Ruwet, à la concurrence. "Elle a bien fait sa place sur RTL, elle est à même de répondre au profil qu’il faut." Car si Michel Lecomte est bien conscient que le sport sur les antennes belges déborde d’un peu trop de testostérone, il ne souhaite pas pour autant propulser n’importe quelle nouvelle présentatrice sportive. "La bonne personne n’est pas simple à trouver. Ça ne doit pas être une bimbo. Il faut qu’elle rassemble. Et avant tout, elle doit être crédible. Être jolie ? Il y a des mecs en télé qui sont moches et qui passent bien, répond le directeur des sports de la RTBF. Et puis , ajoute-t-il, on n’engage pas non plus à tour de bras à la RTBF !"

Le service public n’est cependant pas pauvre en journalistes et collaboratrices féminines intéressées par le sport. "Nous avons des femmes impliquées dans l’éditorial, au service sport. Il y a Gaëtane Vankerkom qui présente Automobile . On a fait plusieurs expériences dans le passé. Par exemple, Véronique Barbier a été présente sur un plateau de la Coupe du Monde…" Michel Lecomte "ne désespère pas" aujourd’hui de trouver le profil féminin parfait. "Je me mets ce défi, avant de quitter la RTBF dans 4 ans !", nous lance-t-il. "Céline Géraud sur France 2, c’est le bel exemple. Elle a une grande expérience, elle est respectée."

Par contre, le chef des sports le regrette : si le sport à la télé n’est plus qu’un truc de mecs, il existe toujours un clivage dans les commentaires purs des matches de foot. "C’est compliqué. Un jour sans doute ça changera. Mais la 1ere femme qui commentera un match devra peut-être avoir les épaules plus larges qu’un homme."