Télévision Les deux Estelle, le duo liégeois de ce Pékin Express 2018, ont quitté l’aventure ce samedi soir après quatre épisodes (sur les 9).

"Depuis le début, c’est le truc que je redoutais à fond, nous confie Estelle (sans lunettes) au sujet de l’épreuve finale -où elle devait se séparer de sa comparse- qui leur a été fatale. Car on avait l’habitude de former un binôme dans tout. On était à deux pour faire du stop et on se soude dès le début. J’avais donc une pression sur les épaules de faire cette étape seule, ce fut hyper stressant. J’avais vraiment peur de perdre mes moyens mais j’ai tout donné. Je n’ai vraiment rien à regretter. Il y avait deux routes pour revenir au point de départ et je faisais confiance à mon conducteur, qui allait pêcher dans le coin, sur l’itinéraire le plus rapide. Mais on s’est retrouvé sur une route avec énormément de trafic et même avec un barrage de police… la totale ! J’y croyais toujours en sachant que Thierry était derrière moi mais quand je suis arrivé sur place, il était déjà là depuis quelques minutes. Et avec le stress de la course, c’était hyper dur à encaisser !"

Cette kiné de 27 ans a donc craqué sur RTL-TVI hier soir. "De vraies larmes car entre la fatigue, la faim, la course et le fait d’être loin de chez nous… ce sont des choses qu’on sait gérer seul mais là, on craque beaucoup plus vite. Les larmes sortent facilement, ce n’est pas surjoué, faut se mettre à notre place pour comprendre. Mais ça nous a grandis et bourré l’esprit de plein de souvenirs !"

Vous ne lui en voulez pas ?

Estelle (avec lunettes) . "Pas du tout ! D’ailleurs, on s’était mis d’accord sur qui fait le duel final si cela devait nous arriver. Comme elle parle mieux l’anglais, on avait décidé que ce serait elle et qu’on ne s’en voudrait pas l’une l’autre. C’est juste un manque de chance. Pékin Express, c’est un peu de physique, un peu d’endurance mais aussi beaucoup de chance. Et on a juste manqué de chance, ça arrive. Ça s’est vraiment joué à très peu de chose…"

Les autres équipes auraient-elles été plus stratèges que vous ?

Estelle (sans lunettes). "Oui sûrement car nous, pas du tout. On est juste super positive avec tous. On n’a rien à regretter, c’était juste un chouïa trop court. C’est le destin. Car au final, le plus dur dans cette aventure est d’avoir été éliminé. Car pour le reste, on était capable de passer au-dessus de tout. On a même eu des conditions de nuits difficiles qu’on ne voit pas à l’écran mais on ne sait jamais plaintes. On s’était préparé à tout."

Estelle (avec lunettes). "Après, on espérait aller en finale. Mais quand on voit les autres candidats, ils sont très forts. On s’était dit au moins les Philippines, la moitié de l’aventure mais, honnêtement, on ne regrette rien du tout. On faisait l’aventure pour faire l’aventure et pas pour faire de la télé comme certains."

Cela ne vous a pas donné l’envie de participer à d’autres émissions ?

Estelle (avec lunettes) . "Pas spécialement… Et ici, le fait qu’on me reconnaisse en rue, ça me perturbe un petit peu (sourire). Ça me sort de ma zone habituelle. Je disais à mon compagnon : Ouhlala, je ne sais pas si je suis prête à faire ça. Quand je me vois à la télé, je ne réalise toujours pas que j’ai participé à cette émission-là. Je crois que je n’aime pas être sous le feu des projecteurs."

Estelle (sans lunettes). "Ce fut une bonne expérience au niveau de la télé. Je ne dirais pas non mais cela n’a jamais été un but en soi, ça ne l’a jamais été et ça ne l’est toujours pas. Mais comme on aime bien s’amuser et comme ça reste de l’amusement pour l’instant… Pourquoi pas ! Ça ne me choque pas de me voir à l’écran car je ne suis pas différente de ce que je suis. J’ai juste l’impression d’avoir moins d’accent à la télé (rire) !"

Prochaine étape… Koh Lanta alors ?

Estelle (avec lunettes). "Je sais que ceux qui font Pékin Expresse ne peuvent pas faire Koh Lanta, question de production. Mais c’est tellement différent aussi. C’est une émission d’aventure mais ça n’a rien à voir. J’ai fait Pékin Express car je voulais partir à la rencontre des gens, du pays et me rapprocher d’Estelle mais Koh Lanta, on se retrouve toute seule avec des gens qu’on ne connaît pas. T’es obligée de rester 24 heures sur 24 planté sur une île déserte et cela ne m’intéresse pas. Après, Fort Boyard et Danse avec les stars, on ne dirait pas non (sourire) ! Je suis danseuse depuis toute petite donc c’est le rêve de toute danseuse. Alors qu’il n’avait même pas gagné The Voice Belgique, Loïc Nottet l’a fait, alors pourquoi pas quelqu’un de Pékin Express?"

Estelle (sans lunettes). "J’adorerais aussi faire Danse avec les stars ! Mais le reste non… J’ai été contactée par les Anges de la téléréalité mais j’ai refusé car j’y ai beaucoup trop de choses à perdre. Les Anges, c’est un tout autre univers et je ne me retrouve pas dedans à l’heure actuelle. Des personnes s’en sortent après ça mais d’autres pas. Moi, j’ai une bonne vie et je n’ai pas envie d’avoir l’image de la téléréalité sur le dos. Pékin Express, c’est un jeu, pas une téléréalité. Pékin Express, je refonce la tête baissée dès aujourd’hui !"

Estelle (avec lunettes). "Exact. Danse avec les stars, c’est particulier pour nous danseuses. Ce n’est pas pour faire de la télé à tout prix."

On vous retrouve pourtant aussi dans Vu à la télé sur RTL-TVI...

Estelle (avec lunettes). "Comme notre but n’est pas de faire de la télé à la base, justement, on y a réfléchi avant de le faire. Mais c’était quand même une occasion de plus de se voir et surtout une bonne excuse (sourire) !"

Estelle (sans lunettes). "Oui car on avait beau ne pas bien se connaître à la base, nos liens se sont renforcés avec cette émission. On est très fusionnelle, on est devenue inséparables et on est très contente de cela. On en a jamais assez de faire des aventures à deux (rires) !"