Télévision

Les salariés d'iTELE ont voté massivement mardi, à 89%, la poursuite de leur grève jusqu'à mercredi midi (79 pour, 3 contre, 7 abstentions) pour un 31e jour consécutif, après avoir examiné le protocole d'accord proposé par la direction.

"On sait qu'on a perdu sur l'essentiel. Mais on ne peut pas lever la grève maintenant, des points doivent encore être négociés", a indiqué un journaliste de la chaîne d'information en continu du groupe Canal+ après l'assemblée générale, estimant que "ça pourrait se débloquer demain (mercredi)". "Tout le monde commence à (réfléchir) comment on pourrait sortir la tête haute", a-t-il ajouté.

Ces nouvelles propositions avaient été débattues lundi après-midi et mardi matin pendant douze heures par les représentants des salariés et la direction. Cette dernière a fait part lundi au gouvernement de son souhait de mettre fin à ce conflit sans précédent dans l'audiovisuel privé en France depuis Mai 1968.

Le directeur général du groupe Canal+, Maxime Saada, a encore réitéré mardi sa volonté de "sortir rapidement" de la crise, lors d'un colloque organisé par NPA Conseil et Le Figaro.

Les salariés d'iTELE réclament depuis bientôt un mois des garanties éditoriales sur leur indépendance, notamment une charte éthique, et la fin du double rôle assuré par Serge Nedjar, directeur de la chaîne et de la rédaction, qui cristallise une bonne partie des tensions.

La direction a proposé mardi la nomination d'un "directeur délégué" aux côtés de M. Nedjar, à mi-chemin entre le directeur de la rédaction distinct demandé par les grévistes et un directeur adjoint, selon des membres de la rédaction d'iTELE.