Télévision N’en déplaise à sa légendaire modestie, Roger Laboureur est une institution du journalisme sportif. L’homme aux huit Coupes du Monde a des souvenirs plein la tête. Heureux et malheureux.

À désormais 82 ans, Roger Laboureur reste toujours ce grand et noble serviteur du sport - du football en particulier - du royaume. Grand par l’enthousiasme et le professionnalisme, noble par son humilité. "Je n’ai fait que mon métier" et "ce n’est que du football", ne cesse-t-il de répéter. Avec ses huit Coupes du Monde couvertes entre 1962, date de son arrivé à la RTB, et 1995, date à laquelle il a été poussé vers la sortie, c’est même une institution. "N’ayons pas peur des mots, rigole-t-il en s’étonnant toujours de la popularité qui est la sienne 23 ans après avoir quitté l’antenne. C’est beaucoup trop d’honneur." "J’ai sur la conscience beaucoup d’échec d’étudiants en 1986 (Coupe du Monde au Mexique, NdlR) puisqu’ils se relevaient la nuit pour regarder les matchs et, de ce fait, ils échouaient", plaisante-t-il.

(...)