Télévision L'ancien Premier ministre Manuel Valls était l'invité d' "On n'est pas couché" ce samedi. L'occasion d'évoquer une année 2017 tumultueuse après son départ de Matignon, sa défaite à la primaire socialiste, son divorce avec le PS, ou encore sa victoire compliquée et controversée aux législatives dans l'Essonne.

Le Français parle d'ailleurs de "nostalgie" quand il évoque son rôle de Premier ministre. Il a malgré tout, selon lui, tout fait pour rester debout. "Je me blinde. Je me suis rendu compte que mes proches, Anne ma compagne, mes enfants et tous ceux qui m'entouraient, ceux qui m'ont accompagné, souffraient peut-être d'avantage. Je n'avais pas envie, pour être très franc, de disparaître."

Tension avec Hollande

Christine Angot a rappelé également le moment où François Hollande, à l'époque président, l'a décoré de l'Ordre du Mérite en 2014 en citant Georges Clemenceau, ancien président du conseil mais jamais élu à la tête de la République, l'un des modèles de l'ex-Premier ministre. "Il n'est pas devenu président de la République, mais on peut réussir aussi son existence sans être président de la République", avait alors ironisé Hollande. Petite pique sur laquelle Valls a réagi.

"Je venais d'être nommé depuis quelques mois seulement mais il y avait, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs, une forme de tension qui disparaîtra quelques semaines après, puisque nous étions pris dans les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher. Nous formerons à ce moment-là avec Bernard Cazeneuve un trio qui affrontera cette épreuve pour nous mais surtout pour les Français. Mais je n'ai pas aimé ce moment-là car c'est un moment particulier où l'on décore le Premier ministre, après six mois d'exercice. Il y avait ma mère, ma compagne, des ministres. Je lui ai dit que ce bon mot me paraissait inutile. La comparaison avec Clemenceau, c'est pas mal, si on peut rester dans l'histoire comme est resté Clemenceau."

"Macron a saisi cet espace qui s'ouvrait"

Manuel Valls a également évoqué la victoire d'Emmanuel Macron et son mouvement "En Marche" lors de la Présidentielle. "Il a compris qu'il y avait un espace qui s'ouvrait et qu'il fallait le saisir. Il y avait cette envie de changement, de renouvellement, même de 'dégagisme' dont j'ai failli moi aussi être la victime. Je trouve que pour le pays c'est pas mal."

Yann Moix a évoqué sa "traversée du désert" pour savoir si elle était une étape nécessaire pour lui dans le but de "se préparer intellectuellement" en vue de "reprendre un peu la main" avant un éventuel retour au premier plan.

"Je serais quand même idiot de ne pas utiliser cette période pour prendre du recul, réfléchir, comprendre le monde dans lequel nous vivons. Oui je veux emmagasiner, et réfléchir."

Une interview à découvrir dans son intégralité dans la vidéo épinglée ci-dessus.