Télévision

L'homme de télé, de radio et de musique nous a quittés vendredi. Hier, un dernier hommage discret lui était rendu

BRUXELLES C'est dans la plus grande intimité, dans la plus grande discrétion, que les proches de Marc Moulin lui ont rendu un dernier hommage, hier, au cimetière d'Ixelles. Il avait 66 ans, un cancer de la gorge l'a emporté.

Si Marc Moulin s'est fait remarquer tout au long de sa carrière, c'est, en dehors de sa grande culture, de son esprit vif et de son humour, pour son humilité. Musicien bien sûr, mais aussi auteur (notamment d'un essai mais aussi chroniqueur pour le Télémoustique où il livrait depuis dix ans ses Humoeurs) et homme de radio - de tous ses métiers, il disait : "Je n'ai pas de préférence pour l'écriture, la radio ou la musique. Je suis un peu multimédias !", - il a lancé avec Jacques Mercier, voilà 20 ans, Le jeu des dictionnaires et La semaine infernale.

Dix ans plus tôt déjà, en 1978, Marc Moulin révolutionnait la radio. De retour de France, il revenait avec un concept à l'américaine, Radio Cité. "On a alors marqué un point face aux radios libres, radios privées de l'époque", disait-il. Au fil des années, la RTBF sent que l'idée de Moulin (ce mix de musique branchée et de morceaux anthologiques) est plus que bonne : naît alors Radio 21 (ancêtre de Classic 21) qui absorbe Radio Cité. Son empreinte musicale (après les programmes Cap de nuit, Dimanche Musique,...), il la marquera aussi sur une autre radio, La Première, dans un univers plus jazz. Son esprit créatif s'était aussi exprimé sur les planches. Il avait écrit quatre pièces de théâtre.

Ce mercredi, à 21 h 30, La Deux rediffuse le documentaire Marc Moulin sur écoute. Enfin, ce dimanche à 23 h 15, La Deux rediffusera le Hep Taxi ! consacréà l'artiste.



© La Dernière Heure 2008