Télévision Après Star Wars et Marvel, Disney se paye la 21st Century Fox. Vous avez dit monopole de l’entertainment mondial ?

Mickey est donc bien en train de se métamorphoser en Godzilla du divertissement mondial. À un niveau bien plus élevé qu’il ne l’était encore il y a cinq ans. Après avoir acquis les prolifiques licences Marvel et Star Wars, la Walt Disney Company est en effet sur le point d’entériner le rachat de la 21st Century Fox. Il n’aura fallu que huit minutes, relate le Wall Street Journal, pour convaincre 99 % des actionnaires de la Fox d’accepter l’offre de rachat de 71,3 milliards de dollars formulée par la firme aux grandes oreilles, après une surenchère que perdra le câblo-opérateur Comcast.

Cette nouvelle acquisition place, de facto, dans le même portefeuille, les productions Pixar (Les Indestructibles, Toy Story, Nemo, Ratatouille, Coco…), les classiques Disney (Le Roi lion, Aladdin, Pinocchio…), les films d’animation Disney (Raiponce, Les Mondes de Ralph, Les Nouveaux Héros, Zootopia, La Reine des Neiges…), les films live Disney (la saga Pirates des Caraïbes, le Alice au pays des merveilles de Tim Burton, Tron, les sagas Benjamin Gates ou Narnia, Le drôle de Noël de Scrooge, sans compter tous les films live issus des classiques Disney comme Cendrillon ou La Belle et la Bête, etc.), la saga Star Wars (canonique, mais aussi complétée de tous ses spin-offs et potentiels dérivatifs télévisuels), tout ce qui touche à Marvel (la cash-machine Avengers, mais aussi tous les films solo dédiés aux héros inventés par l’écurie de Stan Lee) ; puis, désormais, le portfolio de la Fox. Autrement dit, des monstres sacrés de l’entertainment comme la saga Alien, Les Simpson, Die Hard, Predator, Avatar, les X-Men, Deadpool ou Les 4 Fantastiques (qui pourraient sans trop tarder rejoindre le Marvel Cinematic Universe à l’écran).

Jamais le divertissement mondial n’avait été à ce point concentré entre les mains, gantées de blanc, d’un seul et même acteur : une souris aux grandes oreilles. Une situation pas loin d’être monopolistique, et d’enfreindre les lois antitrust mises en place aux États-Unis. Sauf que la jurisprudence Time Warner - AT&T (le deal avait été avalisé par les autorités de la concurrence) plaide en faveur de l’appétit disnéesque

Affaire à suivre.