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Angeline Pua a été élue ce samedi 13 janvier Miss Belgique 2018.

L'Anversoise de 22 ans Angeline Flor Pua a été élue Miss Belgique 2018, samedi soir à La Panne. La reine de beauté flamande est suivie sur le podium de Zoé Brunet, de Jemeppe-sur-Sambre, et Dhenia Covens, de Vremde (province d'Anvers), respectivement première et deuxième dauphines. Angeline, née le 17 avril 1995, étudie actuellement à l'académie d'aviation.

Elle succède au palmarès de l'élection à la Brugeoise Romanie Schotte.

Elle s'est montrée étonnée de son élection, samedi soir à La Panne. "Je ne m'y attendais pas du tout, et je n'arrive toujours pas à y croire", a réagi l'Anversoise de 22 ans aux origines philippines après avoir été couronnée. "C'est comme si je rêvais. Je suis si contente", s'est-elle exclamée. L'apprentie pilote, en dernière année à l'académie d'aviation, est prête à mettre ces études de côté pour une année, même si elle espère pouvoir combiner son rôle de Miss avec la poursuite de ses cours.

Elle n'a pas manqué de souligner la qualité de ses dauphines, après l'élection qui avait lieu au Plopsa Theater. "Je suis entourée de fantastiques dauphines. Elles auraient certainement mérité le titre", a-t-elle dit à l'intention de la Namuroise Zoé Brunet et de Dhenia Covens. Si sa famille est d'origine philippine, la Miss elle-même est née dans le Plat Pays. Elle devrait représenter la Belgique au concours Miss Monde, mais sa participation à Miss Univers n'est, en revanche, pas encore déterminée, même si l'Anversoise se dit d'emblée prête à assumer les deux évènements.

"Je veux surtout profiter de ce qui m'arrive, et, avant tout, je vais faire la fête", indique la jeune femme, qui cite Nelson Mandela comme l'une de ses idoles. Elle promet d'être une "véritable ambassadrice de la Belgique" dans l'année à venir.

L'organisatrice du concours, Darline Devos, était quant à elle ravie du résultat. "J'avais quatre favorites, dont trois sont finalement sur le podium. Elles le méritent vraiment, toutes les trois. Et Angeline, elle travaille très dur, elle voulait vraiment y arriver. C'est le cas des autres aussi, mais Angeline sortait du lot", précise Darline Devos.

Celle-ci balaie les critiques récurrentes qui pointent la régulière absence d'une beauté francophone ou Wallonne sur la plus haute marche du podium. "Si Zoé avait gagné, tout le monde aurait dit que c'était dû aux critiques", déplore Darline Devos, qui assure que l'élection n'est pas dirigée dans le sens d'une préférence pour la Flandre. "Le mieux serait que les membres du jury ne connaissent pas l'origine des candidates, mais la langue les trahit, bien entendu. Une fois sur le podium, nous oublions toutefois l'origine. Le système de points est équitable", assure-t-elle.

Voici son portrait

Impossible évidemment de le cacher : Angeline Flor Pua, Anversoise de 22 ans, a des origines asiatiques. Les Philippines ! "Mon père travaillait sur un bateau. Ma mère avait épousé un Belge. Mes parents se sont rencontrés en Belgique et je suis née à Anvers."

Angeline a fait deux concours : elle les a gagnés tous les deux. "J’ai été Miss Philippines d’Europe. Et je suis l’actuelle Miss Anvers."

Elle est toujours étudiante. Mais des études pas comme tout le monde : "Je suis en troisième et dernière année de formation pour être pilote d’avion. Déjà toute petite, j’étais fascinée par l’aviation. C’était ça que je voulais faire. Et je suis la seule fille de ma promotion. J’espère avoir un emploi sur Emirates et piloter un Jumbo A380."

Ces études sont très coûteuses. "Je travaille beaucoup. Pour les payer, je cumule plusieurs jobs. J’ai été serveuse à l’Horeca, j’ai eu un emploi de bureau dans l’administration. J’ai été hôtesse d’accueil à Zaventem."

Elle était là, le 22 mars 2016, le jour des attentats : "J’aidais les gens à scanner leur billet à une porte d’embarquement. Je n’ai pas vu la bombe qui explosait, mais j’ai été témoin des mouvements de panique. Il y avait une paroi vitrée à côté de moi. Les gens l’escaladaient. J’ai vu une mère jeter son bébé par-dessus pour qu’il soit en sécurité de l’autre côté. Personnellement, je n’en fais pas des cauchemars, mais j’ai arrêté ce travail tout de suite."

Et les concours de beauté ? "C’est un rêve ! Et un travail de plus… Mais en même temps, c’est quelque chose de positif et je le perçois comme un bon message pour la jeunesse."

© D.R.