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Ce dimanche, François De Brigode participera pour la première fois aux 20 Km de Bruxelles

BRUXELLES Depuis des semaines, il s'entraîne consciencieusement dans le but d'être prêt pour le jour J. Ce dimanche, le présentateur du JT de la RTBF va se lancer un nouveau défi : parcourir les 20 Km de Bruxelles. Un challenge qu'il a accepté de relever dans le cadre de la Zatopek Academy , qu'on a pu suivre dans le Week-end sportif . À quelques heures de se retrouver sur la ligne de départ, François De Brigode nous a livré ses dernières impressions.

Comment vous êtes-vous retrouvé embarqué dans cette aventure ?

"Depuis quelques mois, je m'étais mis au jogging - ou plutôt au running comme on dit aujourd'hui. C'est alors que Michel Lecomte et la rédaction sportive de la RTBF sont venus me proposer ce défi, dans le cadre d'une opération réalisée en collaboration avec Zatopek, le magazine de la course à pied. Le but du programme est de démontrer que quasiment n'importe qui, avec un plan d'entraînement bien construit et un encadrement médical de base, peut affronter un 20 km sans mettre sa santé en danger. Comme j'avais l'impression de ne pas bien courir, j'ai profité de l'occasion pour être encadré par des spécialistes, comme le marathonien Vincent Rousseau."

Vous êtes fin prêt ?

"Je le pense. Je n'ai encore jamais couru 20 km. Le plus que j'ai couru, c'est 16 km... en 2 heures. Mais je ne me suis pas fixé de timing pour dimanche. Pour moi, mon seul objectif est de terminer la course. C'est là l'essentiel. Ma crainte, c'est que les jambes ne suivent pas. J'ai des moments de grandes interrogations. Courir 20 km est une épreuve. Mais je suis un homme qui se fixe des objectifs et qui essaie de les tenir. Maintenant, je ne dis pas que je vais courir le Marathon de New York, mais c'est clair que l'expérience ne s'arrêtera pas aux 20 km..."

Vous vous entraînez beaucoup ?

"Je fais 3 heures de sport par semaine, dont 2 heures consacrées à la course. Je ne pourrais pas faire plus en raison de la préparation des soirées électorales. Je cours en tout cas un peu partout : dans la forêt de Soignes, le long de la route, dans le parc Josaphat près de la RTBF..."

Ce n'est pas trop dur ?

"C'est clair qu'il y a des crampes, des douleurs aux genoux. Tous les petits bobos traditionnels du joggeur."

Vous ne craignez pas d'être trop fatigué avant d'entamer un autre marathon, celui de la campagne électorale ?

"Non, pas du tout. Au contraire, ça me donne une pêche d'enfer en vue des élections."

Au fil des semaines, vous avez senti votre forme physique s'améliorer ?

"Oh oui ! Je sens vraiment la différence. C'est ce qu'on appelle le sport-santé. Je suis de plus en plus en forme. Et je me sens déstressé. Par contre, si je ne fais pas de sport, là je ne me sens pas bien dans mes baskets. J'ai besoin désormais de ma dose hebdomadaire."

C'est une bouffée d'oxygène pour vous par rapport à votre travail ?

"Exactement. D'autant que j'aime bien courir sans être accompagné et sans iPod dans les oreilles. Je me retrouve ainsi tout seul avec moi-même et je peux faire le vide."

Il y a deux ans, vous avez fait un régime. Maintenant, vous vous êtes remis au sport. Ce n'est pas un hasard...

"En effet, ça participe de la même logique. Quand on a eu des amis qui ont eu des accidents de santé graves, notamment cardiaques, et que c'était lié en partie à un manque de sport, ça fait réfléchir et on se prend en main."

Il y a d'autres personnalités de la RTBF qui feront les 20 km ?

"Oui. Il y a Bruno Deblander, le porte-parole de la RTBF, ou encore notre administrateur général, Jean-Paul Philippot."



© La Dernière Heure 2007