Télévision Au boulevard Reyers, un problème périphérique reste à régler pour la venue du nouveau directeur des antennes TV

DE NOTRE CORRESPONDANT EN FRANCE SERGE BRESSAN

PARIS En bord de Seine, dans le bloc de verre siège de FranceTélévisions, il passe ses journées au bureau. Consciencieux, actif. Il honore tous ses rendez-vous, ça défile dans son bureau de directeur adjoint de France 4, en charge des programmes.

Pourtant, mercredi en fin de journée, la RTBF annonçait dans un communiqué que son conseil d'administration a désigné Yves Bigot au poste de directeur de ses antennes TV. L'affaire, à en croire le patron de la RTBF Jean-Paul Philippot, était donc réglée: mieux, boulevard Reyers, on annonçait même une conférence de presse avec l'homme de télé français pour ce vendredi.

Cependant, Yves Bigot, 51 ans et, entre autres, ancien directeur des programmes de France 2, faisait savoir que, pour lui, rien n'était encore signé. Certains proches signalaient même qu'il ne comprenait pas l'emballement de la RTBF à communiquer sur son arrivée alors que le contrat n'est pas encore finalisé ni signé.

En effet, il a fallu négocier sur de nombreux points. Par exemple, la répartition des rôles: le pôle TV sera dirigé par un triumvirat comprenant un directeur général, Alain Gerlache (stratégie, finances et ressources humaines), et deux directeurs - Cécile Godfroid (production) et vraisemblablement Yves Bigot (programmes). Ou encore le rappel que le cahier des charges pour les trois chaînes de la RTBF impose, pour les programmes, 50% de production locale.

Toutefois, il demeure un point à régler pour la venue d'Yves Bigot. Un point qualifié de problème périphérique, selon la version bruxelloise. Un point qui, selon le conseil de Bigot, est «en lien avec les différences administratives qui existent entre la France et la Belgique». Décodé, cela veut dire que Bigot, homme de contenu (selon Philippot), est aussi un grand professionnel habitué aux contrats lourds. Il fait aussi savoir que «la balle est dans le camp de la RTBF». Laquelle répond que l'affaire devrait être «réglée en cette fin de semaine, au pis au tout début de la semaine prochaine ».

© La Dernière Heure 2006