Télévision

Elle en a interviewé des stars du cinéma… Mais, ce mardi, Cathy Immelen fête la 100e de Tellement Ciné (sur La Deux) en compagnie de celui qu’elle considère comme "le plus bel acteur qui ait jamais existé, la figure emblématique du cinéma français", Monsieur Alain Delon. 

"Notre journaliste a fabriqué un carnet centré sur la carrière d’Alain Delon dans lequel on retrouve tous les films d’Alain Delon et des liens entre ces derniers. On a demandé à Alain Delon de le feuilleter avec nous. Et, on a totalement été surpris. On connaît la personnalité de l’acteur ou, en tout cas, ce que les médias font passer. Il était tout autre. J’ai trouvé cet homme émouvant, sincère, très humble. À vrai dire, cette interview m’a vraiment donné des frissons", explique Cathy Immelen, présentatrice de Tellement Ciné depuis la création du magazine il y a trois ans.

Avez-vous quelques appréhensions lorsque vous vous apprêtez à interviewer ce genre de monstre sacré du cinéma ?

"Personnellement, je ne suis pas facilement impressionnée. Ces acteurs adorent que l’on revienne sur leur carrière car ils veulent sortir de leur discours de promo. Le fait d’être belge fait beaucoup aussi. Ils savent qu’on ne court pas après le buzz et qu’on a de la bienveillance. Ce que plusieurs journalistes français n’ont pas. Je ne dis pas que je ne pose pas de questions plus délicates. J’en pose mais pour avoir des explications, pas pour faire sortir les acteurs de leurs gonds."

Quel est votre plus beau souvenir d’interview ?

"J’en ai beaucoup mais j’avoue avoir adoré interviewer Johnny Depp. Quand je l’ai rencontré, je sortais d’une interview catastrophe avec Marion Cotillard. J’étais démotivée et Johnny Depp m’a, en quelque sorte remonté le moral. Il m’a pris la main et m’a dit qu’il était content de me parler parce que ça sentait la sincérité. J’avais vraiment l’impression de parler à quelqu’un, pas à une star qui veut vendre sa soupe."

Quel a été le film déclic qui a déclenché votre passion pour le cinéma ?

" Breaking the Waves ! Quand j’ai regardé ce film, à 16 ans, je me suis rendu compte qu’il existait autre chose que les grands films qui passaient à la télévision. À cette époque, je ne savais pas quelle était la différence entre un film d’auteur et un Disney. J’ai découvert une autre façon de faire des films. Je n’ai pas arrêté de pleurer. C’est la première fois qu’un film me faisait ça."

À force de regarder des films pour le travail, arrivez-vous encore à vous détendre devant un film pendant votre temps libre ou vous sentez-vous obligée de l’analyser ?

"Quand je regarde des séries, je suis toujours dans l’analyse. Mais pas quand je regarde un film. J’arrive encore à m’évader en regardant une vieille rediffusion de comédie à la télévision ou encore des classiques de mon enfance."