Télévision

Le tribunal du travail de Bruxelles a estimé qu'il n'y avait pas "d'urgence" à ce que l'intéressé récupère son poste.

Stéphane Rosenblatt, qui était le directeur général de la télévision en charge des contenus transversaux chez RTL, était aussi devenu responsable des contenus de la radio Bel RTL en 2017, radio dont il a été le premier rédacteur en chef il y a des années. Mais il a été remplacé dans le cadre du plan "Evolve" et avait dès lors intenté une action en justice contre son employeur.

Dans une ordonnance rendue lundi dernier, la chambre des référés du tribunal du travail de Bruxelles estime cependant que l'urgence invoquée pour être réintégré dans sa fonction de responsable des contenus de Bel RTL n'avait pas lieu d'être.

"Le demandeur ne démontre pas en l'espèce qu'à défaut de prendre immédiatement les mesures provisoires sollicitées, il encourrait un préjudice d'une certaine gravité, voire des inconvénients difficilement réparables", déduit l'ordonnance.

Rosenblatt est débouté et doit s'acquitter de 1.440 euros, montant indemnisant la procédure. Il avait argumenté que son écartement de Bel RTL interrompait sa politique de refonte des contenus, raison pour laquelle il réclamait de retrouver ses fonctions en urgence. "Il n'y aurait plus aucun sens de réintégrer le demandeur dans une fonction désormais occupée par un tiers à l’égard duquel le juge des référés n'a aucune prise", répond l'ordonnance.

Au lendemain d'Evolve, Philippe Delusinne, le CEO d'RTL Belgium, lui avait porposé la fonction de Content Chief Officer, un travail combiné à celui en télévision. Mais Rosenblatt a refusé.