Télévision Barbara Louys, depuis son licenciement de la RTBF, mène sa barque comme créatrice de bijoux : "Je suis assez optimiste pour les prochaines années !"

Bientôt deux ans (c’était en février 2015) que son histoire d’amour avec la RTBF s’est achevée. "J’avoue que je n’ai pas trop compté, c’est passé assez vite. Dès que ça s’est arrêté, je me suis concentrée sur mes bijoux (et sa marque By B.). Il y a certes eu une période de battement, du brouhaha autour de mon départ. Ça n’a pas été facile à gérer. Il a fallu assumer ça. Être licenciée, ce sont des choses qui arrivent, mais c’est violent quand tout le monde est au courant !" Aujourd’hui, Barbara Louys rayonne. C’est dans sa boutique éphémère et entourée de ses créations, installée jusqu’au 31 décembre au Shopping de Woluwé, qu’elle s’épanouit.

L’ancienne animatrice de la RTBF est devenue une femme d’affaires qui a transformé sa passion pour les perles en un métier… qui lui plaît tout autant. "C’est marrant parce qu’il y a encore des gens qui pensent que je suis à la télé, nous glisse la grande soeur de Maureen Louys.

Aujourd’hui, créatrice de bijoux, c’est votre métier à part entière ?

"Oui. Je les crée, on fait du sur-mesure aussi (il y a 250 références), je les fais fabriquer à 90 % en Belgique. J’ai deux enfileuses qui travaillent pour moi, trois vendeuses, dont une qui est une ancienne téléspectatrice. Avec le temps, je me dis que je n’aurais pas pu mener les deux activités de front. Je n’envisageais pas que les bijoux soient un hobby, j’avais l’envie de créer une marque, de développer quelque chose de pérenne. "

Vous faites des bénéfices?

"Je dirais que j’ai une activité qui demande beaucoup d’investissements, que ce soit en stock, en marketing,…Je commence à m’en sortir là ! Et je suis assez optimiste pour les prochaines années. J’ai investi seule, sans faire appel aux banques. C’est difficile pour certains de croire qu’une animatrice peut devenir une femme d’affaires !" (rires)

La télé vous manque ?

"Les directs oui… Je n’aurais rien contre y revenir, mais c’est déjà loin pour moi. On me dit parfois : mais vous devez revenir ! Je ne vais quand même pas aller frapper à la porte de Gérald Watelet ! (rires) De temps en temps, je me dis que ce serait bien de peut-être refaire quelques chroniques mais… Avec mes bijoux, je me dis que tout est possible, je vais aller exposer à la Foire de Paris. À la télé, je n’avais plus ce sentiment que tout était encore possible pour moi."

Vous en voulez à la RTBF ?

"Non, pas du tout ! Je suis allée sur un direct de The Voice Belgique pour voir ma soeur et j’étais un peu dans mes petits souliers. Je me demandais comment ça allait se passer. J’ai croisé le grand patron, Jean-Paul Philippot et il est venu me saluer. Il n’y a aucune rancœur entre la RTBF et moi. Avec Gérald Watelet, je pense qu’il y a un petit embarras mutuel. Par contre, ils ne sont toujours pas venus me voir avec C’est du belge alors qu’ils évoquent les créateurs belges !" (rires)

Aujourd’hui, vous diriez que vous avez davantage l’impression de goûter à la vraie vie ?

"Je dirais que je suis plus épanouie que jamais, et pour plein de raisons… Je viens de me marier et je suis maîtresse de mon destin. En fait, c’est ça qui me plaît. À la télé, on dépend de l’envie des autres. Si on ne veut pas vous mettre sur antenne, vous n’y êtes pas. Je n’étais pas dans les petits papiers je pense car je n’ai jamais eu ma propre émission, seule. Être choisie, ça m’épuise. Moi, je veux choisir ! Et puis j’ai étudié la gestion, je suis plus faite pour être là-dedans que dans le fauteuil du JT !"


--> Boutique éphémère By B. au Woluwé Shopping (en face de l’Inno) et Belgian Concept Store de la galerie de la Toison d’or (Ixelles).