Télévision La mise aux enchères de la collection du couple atteint des sommets

Sortez les bouliers compteurs et autres calculettes, celle qu’on a surnommée la vente du siècle tient plus que ses promesses. Depuis mardi soir, chez Christie’s, à New York, la mise aux enchères des 1.600 lots provenant de la collection de David et Peggy Rockefeller rapporte des sommes à donner le tournis. À eux seuls, les cinq catalogues édités pour l’occasion s’arrachent à 750 $ ! Voilà qui donne le ton. Il est vrai que le couple Rockefeller, amateurs d’art compulsifs depuis les années 1940 et bien conseillé par Afred Barr, l’ancien directeur du MoMa, a acquis des pièces signées par les plus grands noms.

La seule soirée de mardi, qui était la première et consacrée aux chefs-d’œuvre de l’art européen des XIXe et XXe siècles, a permis d’engranger 646 millions $. C’est bien plus que les 484 millions $ du record précédent établi il y a neuf ans lors de la vente de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Berger.

Parmi les joyaux proposés aux acquéreurs et qui ornaient la résidence des Rockefeller, figurait un Picasso de 1905 - La fillette à la corbeille fleurie - acheté 30 $ à l’époque. Il est parti pour 115 millions $ et est rentré dans le top 10 des œuvres les plus chères acquises aux enchères. Un Matisse de 1923 - Odalisque couchée aux magnolias - a été acquis pour près de 81 millions $, soit près du double du précédent record pour un tableau du peintre. Et un grand Nymphéas en fleur, signé Claude Monet, a été adjugé à 87,4 millions €.

La soirée de mercredi, essentiellement dédiée à l’art américain, a aussi rapporté près de 120 millions. Sans compter le fruit des ventes de la nuit dernière.

L’intégralité des gains de cette vente extraordinaire sera reversée à des œuvres philanthropiques aussi diverses et variées que la prestigieuse université d’Harvard, le parc régional du Maine ou encore une association de défense de fermiers américains.