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"Ce n’est pas une opération lourde, c’est quelque chose de facile à faire" , confesse Sacha Buyse au sujet de sa pénoplastie (chirurgie du pénis) qu’il a réalisée il y a quelques semaines. 

"J’ai juste récupéré de la graisse de ma liposuccion que je pouvais réutiliser. Il y a deux types de pénoplastie. Soit celle pour agrandir son sexe soit pour réinjecter de la graisse."

Et le jeune bruxellois de 26 ans était intéressé par cette dernière, en plus de ses opérations pour les fesses, des cernes et la liposuccion de ses poignées d’amour qu’il a effectuées en Tunisie via l’agence Univers Med. "C’est à moi, donc autant la réutiliser !" estime cet ancien candidat de téléréalité (Secret Story 8 et la saison 11 est actuellement diffusée sur TF1 et Plug RTL). "Je n’ai pas été plus loin que cela. Je me suis dit pourquoi ne pas la réinjecter là aussi car, au final, je suis gagnant. Ce n’est pas quelque chose de grave ! Ça me regarde."

Pourquoi avoir voulu faire cette intervention d’élargissement de votre sexe ?

"C’est un petit caprice. Que faire de ma graisse que j’avais en trop par ailleurs ? On ne me coupait pas le sexe, on ne le rétrécissait pas, on réutilisait simplement ma graisse pour en faire quelque chose d’utile. Pour moi. En tant qu’homme, je ne vais pas me plaindre d’avoir des attributs un peu plus gros. C’est bien dans l’ego d’un homme de se dire qu’on est fier de ça. Puis il faut en parler ! Quel homme n’est pas fier ou content quand on lui fait un compliment là dessus ?"

N’est-ce pas aussi dû à une pression sociale ou un complexe personnel ?

"Je n’ai jamais été complexé là-dessus et je n’ai pas de honte d’en parler. Je ne suis pas frustré quand on me dit Sacha petite bite car ce n’est vraiment pas le cas ! Limite, je ne devais même pas le faire. C’est moi avec mon ego de mec. Et je suis très bien aujourd’hui. J’aime bien le résultat, j’aime mon nouveau sexe. Un sexe masculin, pour rappel, est composé de muscles et de graisses. On a donc pris des cellules de mon sang, qu’on a purifiées et réinjectées pour qu’elles deviennent identiques à celles de ma graisse qui était déjà là. Au final, le résultat est naturel et ça ne se voit pas. Je n’ai pas fait d’opération en longueur car je n’en avais pas besoin. Le médecin m’avait dit que j’allais prendre un centimètre de diamètre mais il m’a dit que j’en avais bien pris 2 ou 3 !"

Une opération rare et chère en Belgique, c’est pourquoi vous êtes parti la faire en Tunisie ?

"Je ne pense pas que ce soit rare, au contraire, c’est juste que les gens n’en parlent pas… C’est une opération qui peut aider. Elle ne fait pas mal au niveau de l’érection, on ne peut juste pas se toucher ni avoir de relations sexuelles pendant 2 mois après l’intervention. Il y a bien des femmes qui font resserrer leur vagin après avoir eu des enfants car elles ne font plus plaisir à leur mari. Ça les complexe. Ce sont des trucs qui existent mais dont on ne parle pas. Les femmes se font mettre des implants, des corps étrangers dans les fesses ou les seins pour ressembler à une femme parfaite… Et ce n’est pas tabou. On dirait que l’usage de l’esthétique n’est réservé qu’aux femmes… mais non ! Les hommes ont juste plus de mal à parler de ça ouvertement. C’est tout !"

Toute l’opération a même été filmée par Jeremstar. Pourquoi avoir accepté ce voyeurisme total ? Pour faire le buzz ?

"Si j’assume d’être devant les caméras, c’est parce que je savais que cela susciterait jalousie, gentillesse ou méchanceté des gens. À partir du moment où je sais qui je suis, je reste moi-même. Je savais que ça allait faire parler mais ce n’est pas dans ce but-là que je l’ai fait. Je n’ai aucun problème avec moi et mes choix. Je voulais faire un truc pour me sentir bien avec moi-même. Et je me suis dit que des gens allaient peut-être se retrouver en moi. Et qu’ils en profiteraient pour parler aussi de leur mal-être. Pourquoi le faire en cachette alors qu’on peut aider et transmettre un message ?"

La téléréalité véhicule ce culte de la beauté. Ne serait-elle pas un cercle vicieux ?

"C’est vrai que dans notre monde, c’est souvent la plus biche et le plus musclé qui sont repris. Car ils font baver les plus jeunes. C’est pour ça qu’ironiquement, dans le sujet de Jeremstar, j’ai dit que ‘ maintenant que je suis refait de partout, vous pouvez me reprendre dans un programme’ (sourire) ! Une fois qu’on est dans ce monde-là, car certains y sont 24 h/24, et qu’on ne sait pas prendre du recul, les gens ne savent plus peser le pour et le contre ni voir la réalité des choses. Tu veux que les gens te désirent et, au plus ils te désirent, au plus ils vont te suivre. La télé met moins en évidence les vraies personnalités : il faut du beau, du clash et du drama. Les casteurs prennent ceux qui vont faire le buzz directement."

L’apparence physique joue donc énormément dans ce milieu…

"Comme tout le monde, quand j’ai commencé à faire de la télé réalité, j’ai vu mes défauts. J’ai alors commencé à me sentir mal. Et, du coup, quand tu n’es pas repris dans un autre programme, tu te demandes si c’est parce que tu n’as pas les mêmes atouts ou juste parce que t’es pas aussi bien foutu que les autres. Au casting, on te demande parfois de te mettre en maillot. Ce qui joue aussi sur le mental. Mais bon, mes complexes viennent de bien avant Secret Story. Ce n’est pas la téléréalité qui m’a poussé à faire cette opération."