Télévision Un projet de vie que Sandrine Corman pourrait réaliser si, un jour, la télé ne lui tend plus les bras. En attendant, l’animatrice fête ses 20 ans de carrière !

Il y a tout juste vingt ans, le 16 mai 1997, une nouvelle étoile naissait sur le petit écran. Sandrine Corman, jeune Liégeoise de 17 ans, est sacrée Miss Belgique sur RTL-TVI, chaîne qui lui n’attendra pas un an avant de lui proposer un contrat. "Je n’ai jamais espéré devenir animatrice. Je ne me voyais pas à la télévision, ni dans les médias en général. À la base, je voulais devenir avocate ou interprète. Il n’y avait que ça qui m’attirait", nous confie Sandrine Corman qui est, depuis lors, devenue l’un des visages phares de la maison RTL Belgium.

Comment avez-vous réagi lorsque RTL vous a demandé de rejoindre la maison ?

"J’en ai discuté avec mes parents. J’étais une bonne élève donc je sais très bien que si j’avais poursuivi mes études, j’aurais bien réussi. L’opportunité s’est donc présentée de rejoindre RTL, j’avais conscience que ça n’allait pas se reproduire souvent, donc je me suis lancée. J’y ai pris goût et aujourd’hui, je peux dire que je suis fière de mon parcours."

Qu’y a-t-il de différent entre la Sandrine Corman d’aujourd’hui et celle d’il y a vingt ans ?

"Je suis évidemment plus mature qu’à mes débuts où j’étais jeune et naïve. Une autre chose a fondamentalement changé : mon accent liégeois ! (rires) Je ne l’ai plus à l’antenne même si j’avoue qu’il m’arrive de temps en temps de sortir un Oufti !" (rires)

Quel est votre plus beau souvenir télé de ces vingt dernières années ?

"J’ai adoré animer Ça alors ! avec Jacques Van den Biggelaar. Il était comme un grand frère qui veillait sur moi. Je regrette un peu cette époque de la télévision. J’ai également aimé animer X-Factor en France parce que c’était mon émission et que j’y ai rencontré beaucoup de grandes stars."

Vous souvenez-vous de votre premier jour dans Clip Party ?

"J’en ai un vague souvenir. Je me souviens que j’étais stressée avant de passer devant la caméra parce que c’était du direct. Mais, j’ai rapidement trouvé ma place dans l’équipe. J’ai vraiment pris cette première télé de façon très cool, en restant moi-même."

Avez-vous eu du mal à vous détacher de votre étiquette "Miss Belgique" ?

"Je l’ai eue pendant dix ans. Quand je me baladais dans la rue, j’entendais souvent les gens dire : T’as vu ? C’est Miss Belgique ! Parfois, j’aurais voulu être reconnue pour d’autres choses mais ça ne m’a jamais dérangé. Je ne vais quand même pas cracher dans la soupe !"

Que pensez-vous de l’élection de Miss Belgique aujourd’hui ?

"Franchement ? Je trouve l’émission qu’ils en ont faite complètement nulle. Ce concours n’a plus rien d’élégant et de glamour. Il est devenu ringard et vulgaire. Je pense d’ailleurs qu’il n’est plus suivi par grand monde. Moi, en tout cas, je ne le regarde plus depuis des années."

En regardant dans le rétroviseur, avez-vous des regrets concernant votre vie professionnelle ?

"Non, pas du tout. J’ai connu des déboires, c’est vrai, mais j’ai toujours pris du plaisir à faire ce que j’ai fait. Je ne regrette rien. Aussi, je n’ai jamais eu peur de l’après-télévision. Je sais qu’il y a énormément de choses à faire en dehors. J’ai déjà quelques idées en tête. Avec Michel (Bouhoulle, son mari NdlR) , on aimerait, par exemple, partir vivre à l’étranger et lancer un truc à nous."

Avez-vous des projets à la télévision française pour la rentrée ?

"Avec la France, ce n’est pas facile pour le moment. Je suis sortie du circuit dès que j’ai eu Harold (son petit garçon d’un an et demi, NdlR) . Ce n’est donc pas évident d’y retrouver quelque chose. J’espère toutefois pouvoir continuer à animer des émissions chez nos voisins français."