Télévision La vie de Sandro, le candidat belge de Koh-Lanta Cambodge, s’est recentrée autour de l’essentiel : ceux qu’il aime.

Ce n’est pas parce qu’il y était l’an dernier que Sandro, loin s’en faut, a frôlé l’overdose de Koh-Lanta. La preuve : dès que le générique retentit, de son propre aveu, il éprouve le même frisson. "Ce qui est vrai, c’est que j’ai eu un peu du mal à regarder la suite… Il y avait une sorte de frustration à ne plus y être, pas mal d’interrogation, concède-t-il. J’ai eu une sensation assez bizarre en regardant les premiers épisodes, mais par contre, on revit les épreuves qui se ressemblent pas mal. On revit, un peu, l’aventure de notre vie ! Pour moi, c’est plein d’émotions de regarder un épisode… "

Quand vous avez vu que, cette année, les équipes étaient formées des jeunes d’un côté et des vieux de l’autre, vous en avez pensé quoi ?

"Je me suis surtout rendu compte que j’aurais été avec les vieux, moi ! (rires) Alors que j’ai l’impression d’être un petit jeune. D’ailleurs, je pense que je fais plus jeune que mon âge. J’ai surpris pas mal de gens quand j’ai dit que j’avais presque 33 ans. Après, je trouve que c’est toujours un grand moment, chaque saison, de voir comment sont créées les équipes. Nous, la production nous avait fait la surprise des trois équipes, mais chaque année on attend des nouvelles choses… À chaque fois, on pense qu’il n’y a plus de possibilité, et là, j’ai trouvé ça sympa, les jeunes contre les plus vieux parce que Koh-Lanta, c’est tellement plus que ce qu’il y paraît !"

C’est-à-dire ?

"C’est plus compliqué ! Est-ce que les jeunes vont briller sur les épreuves physiques ? Est-ce que les vieux, avec leur expérience, vont être plus à l’aise sur le camp ? En fait, on se rend compte que rien ne se vérifie ! Koh-Lanta, c’est très rudimentaire, mais aussi très complexe, notamment au niveau des affinités. D’ailleurs, on l’a bien vu dans le cours du jeu : au début, les jeunes ont eu du mal et, finalement, ce sont eux qui s’en sortent le mieux."

Vous voyez qui sur les poteaux et qui en finale ?

"C’est difficile à dire ! Sincèrement, les jeunes et notamment les filles, je les vois bien aller sur les poteaux. Magalie et Tiffany. Finalement, je mettrai bien aussi une petite pièce sur Marguerite pour son parcours, elle qui a failli sortir au premier conseil. Les filles, cette année, ont su rester discrètes et monter en puissance."

Qu’est-ce que vous pensiez de Manu, le Belge de l’aventure, cette année ?

"C’est un personnage ! J’ai eu la chance de l’avoir quelques fois en ligne… Je pense que Manu, ils l’ont bien choisi parce que c’est le Belge avec son côté décalé et en même temps ultra-attachant. On l’a peut-être pris, au départ, pour un comique mais - et c’est ça que j’adore - il a fait des belles choses, il est allé relativement loin, il a été très touchant. Et il est dans la réalité comme il est à l’image. L’aventure est belle quand elle reflète ce qu’on est vraiment et ce qu’on a vraiment vécu là-bas."

Vous, quand vous vous êtes vu dans l’émission, vous vous reconnaissiez ?

"Oui ! Quand les stars disent ça, que c’est difficile de se voir à la télé, de s’entendre, on se fout de leur tronche. Nous, on n’est rien du tout, on a juste fait Koh-Lanta, mais c’est assez difficile de se voir à la télé. En plus dans cet environnement-là, où on est jamais vraiment mis en évidence. Mais je me suis vite trouvé naturel et comme dans la vie. En plus, j’ai eu de la chance : j’étais l’un de ceux qu’on voyait le plus dans l’aventure. Ce qui me faisait peur, avant d’y aller, c’était de vivre ça, planqué, inexistant. C’est pour ça que j’ai pris des risques… Mais il faut comprendre aussi que rien de ce qu’on voit ne s’est pas passé. Pas une image n’est truquée. Après, un épisode, c’est trois jours, sachant qu’il y a plusieurs équipes, des épreuves, un conseil. Ça ne représente quelques minutes pour chacun. Mais si on a passé douze heures à couper du bois, on ne va pas le montrer. Par contre, s’il y avait un clash… Ceux qui disent que les images ne reflètent pas la réalité, dans presque 100 % des cas, ce sont des gens qui sont frustrés par leur aventure."

Martin Bazin, qui a participé deux fois à Koh-Lanta, nous avait confié qu’il avait mis un mois à réussir à redormir dans un lit et avoir eu des crises de boulimie à son retour. Vous, vous avez retrouvé une vie normale rapidement ?

"C’était très compliqué… Pourtant, je suis l’homme le plus terre à terre du monde ! Quand je les voyais pleurer lors du coup de téléphone à la famille, je me disais que ça ne m’arriverait jamais. Pourtant, j’ai chialé comme une Madeleine ! J’avais lu énormément de choses sur les retours de Koh-Lanta parce que j’avais déjà failli le faire les cinq années précédentes. J’étais dans le casting final à chaque fois ! Par contre, moi, j’ai directement réussi à dormir directement dans un lit (rires). Mais j’ai eu des changements de personnalité assez important : je fais très attention à ce que je mange et, là, j’avais des crises de boulimie vraiment incontrôlable. Et j’avais de grosses angoisses quand il y avait trop de monde. Même en famille ! J’avais l’impression que les gens faisaient du bruit pour se faire remarquer. Surtout qu’il faut comprendre quelque chose : quand on revient de Koh-Lanta, personne ne sait qu’on a fait l’émission et c’est un élément très troublant"

Il se passe combien de temps avant qu’on puisse en parler ?

"Nous sommes rentrés le 5 décembre et la diffusion a commencé le 10 mars. Quand je suis rentré, j’avais perdu 16 kilos et plein de gens ne comprenaient pas ce qui m’était arrivé, pourquoi j’avais une aussi sale tête…

Vous faites quoi aujourd’hui et en quoi Koh-Lanta a changé votre vie ?

"Ma vie n’a pas changé dans la mesure où j’ai toujours la même maison, je suis toujours en couple avec Julie, j’ai toujours le même boulot de vendeur chez Mercedes. En même temps, tout a changé : ma manière de voir les choses, de recevoir les gens, de partager… J’ai essayé de prendre du recul par rapport aux soi-disant petits soucis de la vie. Ce qui m’a le plus manqué, ce sont mes proches. Des fois, on oublie que les choses les plus importantes sont juste à côté de nous…"