Télévision

Un SMS, équivoque : “Si tu casses encore Anderlecht, je te bute à la sortie de Studio 1…”


BRUXELLES Le rôle de sniper, ou à tout le moins de trublion public, n’est décidément pas de tout repos. Allez demander à l’agitateur de la RTBF et de Studio 1 La Tribune, Stéphane Pauwels...

Alors, certes, on se doutait que ses avis tranchés (parfois mal, il est vrai) étaient susceptibles de lui amener une volée de quolibets hargneux. Mais là, c’est allé plus loin. Beaucoup plus loin.

Voilà déjà plusieurs mois, depuis fin mai pour être exact, que quelqu’un menace le Mouscronnois, via SMS, et à numéro découvert. Systématiquement après son émission radio du dimanche et, bien sûr, après Studio 1, dès que Pauwels se montre un peu dur avec les Mauves. Au départ, Stéphane se dit que ce n’est que le revers de la médaille du métier de chroniqueur, qui plus est foot. Il laisse couler.

Mais là, de source extrêmement fiable, Stéphane a reçu, dimanche, après son émission sur VivaCité, un SMS du même numéro, disant que le destinateur serait “ce soir (lisez hier soir) parmi les invités du plateau de Studio 1” et qu’il le “buterait à la sortie si tu casses encore Anderlecht”.

On l’imagine aisément, on a beau s’appeler Pauwels et faire le gros cou à la télé, on dort mal sur ce genre de correspondance. Tellement mal qu’hier, vers 16 h, Stéphane Pauwels s’est rendu à la police de Mouscron, histoire de déposer plainte (une main courante, pour être précis), chose qu’il n’avait jamais faite jusque-là. Michel Lecomte, alerté hier par son poulain cathodique, a également pris des mesures auprès du service sécurité de la RTBF, pour encadrer le talk.

“Je ne fais pas de télé pour avoir des problèmes dans ma vie privée, lâchait Pauwels. Pas plus tard que la semaine dernière, ma fille rentrait à la maison en me disant qu’à l’école, on lui avait dit que son papa et sa maman étaient séparés. La cause ? Un gars, sur Facebook, se fait passer pour moi, alors que je n’ai pas de compte, en disant que j’étais célibataire.”

Et maintenant, cette histoire de menaces, bien plus sombre encore. “Si j’ai peur ? Le problème, dans tout ça, c’est qu’on ne sait pas à qui on a affaire : le policier m’incitait à la vigilance. Il peut s’agir d’un gamin qui s’amuse, c’est vrai. Mais aussi d’un dangereux...”

Ce qui est en tout acquis, c’est que le consultant en a plein les studs. “Une fois pour toutes : je ne suis ni anti-Anderlecht, ni pro-Standard. Simplement, je donne mon avis.” Qu’il ne plaise pas, c’est une chose. Qu’on menace l’intégrité d’un homme en son nom, c’en est une autre. Indéfendable. “J’aime la télé, mais là, c’est trop. Si certains ne se rappellent pas que tout cela n’est qu’un jeu, ce sera probablement ma dernière année à Studio 1...”

Alexis Carantonis

© La Dernière Heure 2010